Fonctionnement de l’analyseurDu fichier log de votre serveur à des chiffres clairs, étape par étape.
Votre serveur écrit déjà tout ce qui se passe sur votre site. Il le fait dans un simple fichier texte. Voici ce que contient ce fichier, comment le lire, et ce que mon outil en fait chaque heure.
C’est quoi, un fichier log ?
Un carnet de bord. Votre serveur y note chaque demande reçue, une ligne par demande.
Un site internet vit sur un ordinateur qu’on appelle un serveur. Chaque fois qu’un navigateur lui demande quelque chose, le serveur répond. Une page, une image, une feuille de style, un fichier PDF. Et à chaque réponse, il écrit une ligne dans un fichier. Ce fichier, c’est le journal du serveur. En anglais, on dit « log ».
Une seule visite produit donc beaucoup de lignes. Quand une personne ouvre votre page d’accueil, son navigateur demande la page, puis le logo, puis les photos, puis les polices. Chaque demande a sa ligne. Un robot, lui, demande souvent la page seule. C’est une première façon de les distinguer.
Chez la plupart des hébergeurs qui utilisent cPanel, comme o2switch, le journal du jour se trouve dans un dossier appelé « access-logs ». Si l’archivage est activé, les journaux plus anciens sont compressés dans un dossier « logs », un fichier par mois. La page d’aide brancher un site o2switch montre où cocher cette option.
Ces logs serveur sont écrits dans un format très répandu, qu’on appelle le format « combined » d’Apache. o2switch l’utilise et le décrit dans sa documentation. Chaque ligne suit toujours le même ordre. C’est ce qui permet à un programme de les lire par milliers.
Il existe aussi un journal des erreurs, qui note les pannes du serveur. Mon analyseur lit le journal des accès, celui qui raconte qui est venu, quand, et pour voir quoi.
Comment lire un fichier log ?
Voici une vraie forme de ligne, avec une adresse d’exemple. Passez la souris sur un morceau, ou touchez-le, pour voir ce qu’il veut dire.
203.0.113.24 - - [23/Oct/2026:09:41:07 +0200] "GET /cours-adultes/ HTTP/2.0" 200 18452 "https://www.google.com/" "Mozilla/5.0 (iPhone; CPU iPhone OS 18_6 like Mac OS X) AppleWebKit/605.1.15 (KHTML, like Gecko) Version/18.6 Mobile/15E148 Safari/604.1"L’adresse de l’ordinateur ou du téléphone qui demande. C’est elle qui permet de vérifier qu’un robot est bien celui qu’il dit être.
Deux champs presque toujours vides, remplacés par un tiret. On peut les ignorer.
Le jour, l’heure à la seconde près, et le décalage horaire. Ici, 9 h 41 du matin, heure de Paris.
Ce qui est demandé : la méthode (GET pour lire une page), l’adresse de la page, et la version du protocole.
200 veut dire « voici la page ». 301, « elle a déménagé ». 404, « elle n’existe pas ». 500, « le serveur est en panne ».
Le poids de la réponse, en octets. Ici, un peu plus de 18 Ko.
La page d’où vient le visiteur, quand son navigateur la donne. Ici, il arrive de Google.
Le nom que le visiteur se donne : un iPhone avec Safari, ici. Un robot y écrit son nom, comme Googlebot ou GPTBot. Mais ce nom peut être faux.
Lire une ligne, c’est facile. Lire 50 000 lignes par jour, non. Et surtout, une ligne seule ne dit pas tout. Le nom du navigateur peut mentir. Le référent peut être inventé. Une personne et un robot peuvent avoir l’air identiques.
C’est là que l’outil travaille. Il regarde chaque ligne avec celles qui l’entourent, il vérifie les adresses dans les listes officielles, et il range chaque visite dans la bonne famille.
Ce que fait l’outil, chaque heure
Quatre étapes, sans intervention de votre part. La première lecture a lieu dans l’heure qui suit le branchement.
Il récupère les nouvelles lignes
Il reprend là où il s’était arrêté. Le premier jour, il lit aussi l’archive du mois, si votre hébergeur la garde.
Il vérifie les robots
Chaque robot qui se dit Googlebot, Bingbot, GPTBot ou ClaudeBot est comparé aux listes d’adresses publiées par Google, Microsoft, OpenAI, Anthropic, Perplexity et Apple.
Il classe chaque visite
Vraie personne, robot de moteur, robot d’IA, outil, réseau social, faux robot ou attaque. Chaque ligne va dans sa famille.
Il fait les totaux
Visiteurs, visites, pages vues, sources, erreurs. Puis il compare avec les jours d’avant et prépare les alertes du matin.
Les familles dans lesquelles l’outil range chaque visite
Chaque ligne du journal finit dans une de ces familles. C’est ce tri qui rend les chiffres justes.
Les vraies personnes
Un navigateur crédible, qui charge les images et les styles de la page, ou qui passe d’une page à l’autre, ou qui arrive d’un moteur, d’une IA ou d’un réseau social.
Les robots des moteurs
Googlebot, Bingbot, et les robots d’autres moteurs. Ils explorent vos pages pour les ranger dans leurs résultats. Voyez la page Googlebot dans vos logs.
Les IA qui lisent pendant une conversation
ChatGPT-User, Claude-User, Perplexity-User. Ils ouvrent une page parce qu’une personne pose une question à l’IA, à ce moment-là.
Les index des moteurs d’IA
OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot. Ils lisent vos pages pour les proposer plus tard dans les réponses.
Les robots qui nourrissent les modèles
GPTBot, ClaudeBot, CCBot, et d’autres. Ils collectent des textes pour entraîner de futures IA. Tout est expliqué sur la page robots des IA.
Les outils et les services
Les robots d’outils d’analyse, de surveillance, de réseaux sociaux qui fabriquent un aperçu de lien. Ils sont comptés à part, pour ne pas gonfler vos visites.
Les faux robots
Ils portent le nom de Googlebot ou d’une IA, mais leur adresse n’est pas dans la liste officielle. L’outil les démasque et les met de côté.
Les navigateurs sans signe humain
Un navigateur qui ne charge aucune image, ne vient de nulle part et enchaîne les pages trop vite. L’outil ne le compte pas comme une personne.
Les tentatives d’intrusion
Des robots qui cherchent une page de connexion, un fichier oublié ou une faille connue. Ils ne comptent jamais dans vos visiteurs.
Comment l’outil reconnaît une vraie personne ?
C’est la question la plus importante. Une erreur ici, et tous les chiffres sont faux.
Un robot peut se donner le nom de n’importe quel navigateur. Le nom seul ne suffit donc pas. L’outil regarde le comportement. Une vraie personne charge les fichiers qui accompagnent la page : les images, les styles, les scripts. Ou bien elle passe d’une page à l’autre en suivant vos liens. Ou bien elle arrive depuis Google, une IA ou un réseau social.
Certains robots imitent ces signes. Ils inventent un référent qui semble venir de votre propre site, par exemple. L’outil sait que votre site est servi en HTTPS : un vrai navigateur envoie donc une adresse en https. Un référent en http venant de votre propre site trahit l’imitation.
Autre signe : un visiteur qui ouvre des dizaines d’adresses en une minute, presque toutes redirigées, n’est pas une personne. C’est un robot qui cherche une porte d’entrée. J’ai ajouté cette règle en octobre 2026, après l’avoir repérée sur un site que je suis. Les chiffres sont devenus plus petits, mais enfin vrais.
Enfin, l’outil ne garde jamais l’adresse IP de vos visiteurs. Il calcule une empreinte à partir de l’adresse, du navigateur et d’une clé qui change chaque jour. Cette clé est effacée au bout de deux jours. Un visiteur est donc compté une fois par jour, sans qu’on puisse savoir qui il est.
Une visite, c’est une suite de pages ouvertes avec moins de 30 minutes d’écart. Au-delà, l’outil compte une nouvelle visite. C’est la même règle que celle de la plupart des outils de statistiques.
Trois façons d’envoyer le journal à l’outil
Le tableau de bord vit sur dashboard.lucasfonseque.fr. Votre journal, lui, est chez votre hébergeur. Il faut donc l’envoyer. Trois façons de le faire.
L’extension WordPress
Vous l’installez comme n’importe quelle extension. Elle lit le journal de votre hébergement et envoie les nouvelles lignes chaque heure.
C’est la méthode la plus simple. Elle est détaillée sur la page extension WordPress.
Mi-novembreLe script d’envoi
Un petit fichier, posé sur votre hébergement, que votre hébergeur lance chaque heure grâce à une tâche Cron. Il envoie les nouvelles lignes, et rien d’autre.
Il marche aussi pour les sites qui ne sont pas faits avec WordPress.
DisponibleLe dépôt de fichier
Vous téléchargez le journal chez votre hébergeur, et vous le déposez dans l’outil. Pratique pour essayer, sans rien installer.
En revanche, il faut recommencer à la main pour avoir des chiffres à jour.
BientôtLe pas-à-pas pour chaque hébergeur est dans le centre d’aide de l’analyseur. Pendant la bêta, si vous bloquez, écrivez-moi : je vous aide à brancher votre site.
Ensuite, trois façons d’ouvrir l’outil
Le même tableau de bord, sur votre ordinateur, dans WordPress ou sur votre téléphone.
Sur votre ordinateur
Vous ouvrez dashboard.lucasfonseque.fr dans votre navigateur, comme n’importe quel site. Vous vous connectez, et vos chiffres sont là.
Rien à installer. Ça marche avec Chrome, Safari, Firefox ou Edge.
DisponibleDans WordPress
L’extension WordPress affiche le résumé directement dans l’administration de votre site. Un bouton ouvre le tableau de bord complet.
Elle se charge aussi d’envoyer votre journal chaque heure. Vous n’avez rien d’autre à régler.
Mi-novembreSur votre téléphone
Vous ouvrez l’outil dans le navigateur de votre téléphone, puis vous l’ajoutez à votre écran d’accueil. Une icône apparaît, comme une application.
Sur iPhone, c’est « Partager » puis « Sur l’écran d’accueil ». Pas de store, rien à télécharger.
DisponibleCe que le journal voit, et ce qu’il ne voit pas
Je préfère vous le dire tout de suite. Aucun outil ne voit tout.
Chaque demande qui arrive jusqu’au serveur web : personnes, robots, attaques.
Les pages servies par une extension de cache comme WP Rocket. Elles passent quand même par le serveur, qui les note.
Les erreurs : pages introuvables, redirections, pannes.
Les visiteurs qui refusent les cookies ou bloquent les publicités.
Le temps passé sur une page, le défilement, les clics. Le journal ne voit que les demandes.
Les visites absorbées par un cache placé devant le serveur. Chez o2switch, la documentation précise que LiteSpeed Cache ou xtremCache absorbent une grande partie du trafic, qui n’arrive alors plus dans les logs.
Les visites servies par un réseau de distribution, comme un CDN, qui ne transmet pas ses propres journaux.
C’est quoi un fichier log ?
C’est un fichier texte dans lequel votre serveur note chaque demande reçue. Une ligne par demande : l’adresse du visiteur, l’heure, la page, la réponse et le nom du navigateur.
On l’appelle aussi journal du serveur, ou logs serveur. Il existe sur presque tous les hébergements, même si on ne le regarde jamais.
Où trouver le fichier log de mon site ?
Chez les hébergeurs qui utilisent cPanel, comme o2switch, vous pouvez le télécharger depuis l’outil des journaux d’accès bruts, dans la section « Mesures ». Le journal du jour est aussi dans le dossier « access-logs » de votre hébergement.
Si l’archivage est activé, les mois passés sont compressés dans le dossier « logs ». Le centre d’aide montre où cocher cette option.
Comment lire un fichier log sans outil ?
Vous pouvez l’ouvrir avec un simple éditeur de texte, après l’avoir décompressé s’il finit par .gz. Chaque ligne se lit dans l’ordre expliqué plus haut sur cette page. Ou déposez-le tel quel dans l’analyseur de logs gratuit, qui le lit dans votre navigateur.
Mais au-delà de quelques dizaines de lignes, c’est illisible. C’est exactement pour ça que j’ai construit l’analyseur.
Pourquoi deux journaux, un en http et un en https ?
Votre serveur tient souvent un journal par type de connexion. Si votre site est servi en https, le journal http ne contient presque que des redirections vers https.
L’outil lit le journal https, celui où se trouvent les vraies visites. Sur les sites que j’ai branchés chez o2switch, son nom finit par « ssl_log ».
Combien de temps mon hébergeur garde-t-il les journaux ?
Cela dépend de l’hébergeur et de vos réglages. La documentation d’o2switch indique que, par défaut, seuls les derniers journaux sont gardés, et qu’il faut cocher l’archivage pour garder l’historique.
Une fois votre site branché, ce n’est plus un souci : l’outil garde vos chiffres de son côté, selon l’historique de votre offre.
Quelle différence entre un log serveur Apache et un autre serveur ?
Apache et Nginx sont les deux serveurs web les plus connus. Ils peuvent écrire le même format de ligne, appelé « combined ». C’est celui que l’analyseur sait lire.
Chez o2switch, la documentation précise que les journaux fournis sont ceux d’Apache, au format combined.
L’outil modifie-t-il quelque chose sur mon site ?
Non. Il lit le journal, il ne touche à aucune page. Il n’ajoute aucun script et aucun cookie.
Seul son robot d’analyse technique ouvre vos pages, comme un visiteur, pour vérifier leurs titres et leurs liens. Il se présente sous son propre nom, et l’outil ne le compte pas dans vos visiteurs.
Mes chiffres seront-ils les mêmes que dans Google Analytics ?
Non, et c’est normal. Le journal voit les visiteurs qui refusent les cookies, Google Analytics non. Sur mon site, en juillet 2026, Google Analytics ne voyait que 43 % des vraies visites.
Les deux outils ne mesurent pas tout à fait la même chose. Je vous conseille de regarder les tendances, plutôt que de comparer les chiffres au visiteur près.
Les adresses IP de mes visiteurs sont-elles stockées ?
Non. L’outil calcule une empreinte qui change chaque jour, puis oublie l’adresse. La clé de calcul est effacée au bout de deux jours.
Les journaux bruts reçus, eux, sont gardés le temps de la lecture, puis effacés au bout de 70 jours au plus.
Votre journal a déjà tout noté.
Il ne reste qu’à le lire. Demandez votre invitation à la bêta.
Vous m’envoyez l’adresse de votre site et le nom de votre hébergeur.
Je vous réponds avec un code d’invitation.
Vous branchez votre site. L’outil lit votre journal dans l’heure.
Page publiée le 23 octobre 2026 · Dernière modification le 23 octobre 2026
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