Carrière · Account Manager

Chronique d’un Account Manager
Mes 2 premières semaines chez Getfluence

Le 7 avril 2026, je posais mon ordinateur sur un nouveau bureau. 17 rue Sainte-Catherine, Toulouse, en plein cœur du quartier Palais de Justice. Après 8 ans à mon compte — consultant SEO, product mana…

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Mes 2 premières semaines comme Account Manager chez GetFluence : un volume d’information énorme à intégrer, une discipline d’équipe à retrouver après 8 ans en freelance solo, et la qualité des collègues comme principal moteur d’apprentissage opérationnel.

Ce qui m’a marqué : 50% de ce que j’ai appris vient des conversations informelles et du shadowing avec mes pairs, pas de la formation officielle. Cette dimension collective est ce qui me manquait en freelance et que je redécouvre avec un vrai plaisir.

Le 7 avril 2026, je posais mon ordinateur sur un nouveau bureau. 17 rue Sainte-Catherine, Toulouse, en plein cœur du quartier Palais de Justice. Après 8 ans à mon compte — consultant SEO, product manager freelance, fondateur de projets, liquidateur de ma propre SAS — je rejoignais une boîte. Une vraie. Avec une équipe, un bureau, une mission commune. Voici ce que ces deux premières semaines m’ont appris.

Jour 1. Le vertige du collectif

Je ne vais pas vous mentir : la première matinée, j’avais les papillons. Pas les mauvais — ceux qui vous disent que quelque chose commence vraiment.

Les locaux de Getfluence sont installés chez ATOM, un espace de coworking et d’incubation toulousain, rue Sainte-Catherine. C’est un environnement qui sent l’entrepreneuriat de loin : des équipes qui bougent, des conversations qui débordent, une énergie de construction permanente. Pour quelqu’un qui a passé 8 ans dans le silence de son home office, c’est un choc sensoriel agréable.

Ce qui m’a frappé dès le premier jour, c’est la densité humaine de l’équipe. Pas dense au sens chargé du terme — dense au sens riche. Chaque personne ici a quelque chose à transmettre, une perspective, un angle d’attaque sur les sujets qu’on traite. Julien Gomez, Nicolas, Luna — des profils Account Manager qui gèrent des portefeuilles clients avec une rigueur et une attention que j’allais mettre quelques jours à mesurer vraiment. Et Jonas Lemercier, avec qui je travaille directement sur la partie netlinking et stratégie SEO — celui qui a construit et développé Getfluence+ depuis maintenant plus d’un an et demi.

Ce qu’est vraiment Getfluence — au-delà du pitch

Avant d’entrer dans le récit, une mise au point s’impose pour ceux qui découvrent. Getfluence, c’est une marketplace de netlinking fondée à Toulouse en 2018 par Marc de Zordo. En clair : une plateforme qui connecte des annonceurs (marques, agences SEO, freelances) avec des médias influents — blogs, sites thématiques, pure players — pour publier des articles sponsorisés contenant des backlinks de qualité.

Mais réduire Getfluence à « un endroit où on achète des liens », c’est comme réduire un restaurant étoilé à « un endroit où on mange ». La réalité est beaucoup plus fine.

Le catalogue dépasse les 45 000 médias en France et à l’international. Les prix d’un backlink vont de 30€ à plus de 5 000€ selon l’autorité du support, avec un prix médian autour de 500€. Les outils SEO de référence du marché — Semrush, Ahrefs, Moz, Majestic — sont connectés directement à la plateforme pour évaluer chaque domaine en temps réel. Et depuis quelques années, l’IA a été intégrée au cœur du moteur de matching : l’algorithme trie, classe et suggère les médias les plus pertinents selon votre thématique, votre cible géographique et vos objectifs SEO.

Ce n’est pas un outil. C’est une infrastructure.

Getfluence+ : le service où je vis au quotidien

Mon rôle s’articule autour de Getfluence+, le service premium de délégation complète. Le principe : au lieu de gérer seul sa campagne de netlinking sur la plateforme, le client confie sa stratégie à un Account Manager dédié — moi, ou un de mes collègues — qui prend en charge la sélection des médias, la rédaction des briefs, le suivi des publications et le reporting.

C’est un poste qui est, contrairement à ce qu’on pourrait croire, 50% commercial et 50% technique. On ne vend pas des liens — on construit des stratégies. Et la nuance est énorme. Quand un client arrive avec un budget et des objectifs flous, mon premier réflexe n’est pas de lui remplir un panier. C’est de comprendre où il en est SEO, ce que ses concurrents font, quels sont ses mots-clés prioritaires, et parfois de lui dire franchement : « ce que vous me demandez, je ne vous le conseille pas — voilà ce que je ferais à votre place. »

Ce positionnement conseil, Getfluence l’a construit délibérément. Et c’est ce qui le différencie des plateformes purement transactionnelles.

Les outils qui font la différence

Une des premières choses qui m’a marqué en interne, c’est la culture outil. Christian, le CEO, est à fond sur l’IA — ce n’est pas un discours de façade, c’est une réalité opérationnelle. Claude est intégré dans nos process, tout comme des outils comme Query et Meteoria pour les études de visibilité IA et les analyses de positionnement. L’équipe ne subit pas la transformation digitale — elle la devance.

Pour ma part, j’ai rapidement mis à contribution ce que j’avais développé en amont : des workflows d’automatisation, des scripts d’analyse, une capacité à croiser des données SEO pour construire des recommandations plus précises et plus rapides. L’avantage d’arriver avec 8 ans de pratique terrain, c’est que l’onboarding technique est quasi immédiat. Ce qui prend du temps, c’est apprendre la culture, les process internes, les particularités de chaque client — et ça, ça ne s’automatise pas.

Ce que j’ai vraiment appris en deux semaines

Le netlinking, ça s’explique mal à l’oral

Première leçon opérationnelle : le client qui ne comprend pas pourquoi un backlink sur lefigaro.fr vaut 10 fois plus qu’un lien sur un blog de niche n’est pas un mauvais client — c’est un client qui a besoin d’un bon pédagogue. Une partie significative du travail d’Account Manager, c’est la traduction : transformer des métriques (Trust Flow, Domain Rating, nombre de domaines référents, ratio dofollow/nofollow) en une logique que le décideur comprend et peut défendre en interne.

J’avais déjà cette compétence côté consulting. Mais en mode salarié, avec un portefeuille de clients simultanés, il faut l’industrialiser.

La bienveillance n’est pas un mot de RH

Je l’écris et j’assume que ça peut sonner naïf : l’équipe est vraiment bienveillante. Pas au sens « on se sourit dans les couloirs » — au sens où quand quelqu’un ne sait pas, il demande, et la réponse arrive sans jugement. Julien, Nicolas, Luna — chacun m’a filé des clés sur des aspects différents sans que j’aie eu à les solliciter trois fois. Jonas a pris le temps d’aller dans le détail sur des cas clients complexes alors qu’il gérait son propre portefeuille.

C’est ce genre de dynamique qui fait qu’on monte en compétence vite. Et dans un métier qui évolue aussi rapidement que le SEO en 2026 — avec l’émergence du GEO, les agents IA, les nouvelles façons de mesurer la visibilité — monter en compétence vite, c’est une nécessité.

GEO : la nouvelle frontière qu’on intègre déjà

Autre dimension que j’ai découverte en interne : Getfluence ne fait pas que du netlinking classique. L’équipe a intégré dans son offre des études de visibilité IA — autrement dit, analyser comment une marque ou un site est perçu et cité par les moteurs IA génératifs (ChatGPT, Perplexity, Claude, Gemini). C’est le GEO — Generative Engine Optimization — et c’est le chantier SEO des 18 prochains mois.

Le fait que Getfluence soit déjà en train de structurer une offre autour de ça, alors que la majorité des agences SEO en France en sont encore à « surveiller le sujet », dit beaucoup sur l’ADN de la boîte.

Toulouse, le terreau

Une chose que je n’avais pas anticipée : à quel point le fait que Getfluence soit une boîte toulousaine compte. Pas par chauvinisme — par identité. Fondée ici, développée ici, l’équipe est ancrée dans un tissu entrepreneurial local que je connais bien à travers Moovers. Il y a quelque chose de particulier dans les boîtes qui réussissent à construire une marque nationale depuis Toulouse sans passer par Paris — une forme de fierté discrète, une volonté de prouver que la province produit aussi de l’excellence digitale.

Getfluence le prouve depuis 2018. Et être là pour participer à la suite, c’est ce qui me donne envie de me lever tôt le matin.

Et maintenant ?

Deux semaines, c’est court. C’est juste assez pour comprendre qu’on a fait le bon choix, identifier ce qu’il va falloir construire, et commencer à sentir le rythme de l’équipe.

Je prévois de revenir régulièrement sur cette chronique — les apprentissages terrain, les cas clients (anonymisés), les réflexions sur l’évolution du netlinking et du SEO dans un monde de plus en plus structuré par l’IA. Pas pour faire de la comm’ — pour partager ce que je vis et ce que j’apprends, comme je l’ai toujours fait.

Si vous avez des questions sur Getfluence, sur la stratégie netlinking de votre site, ou simplement envie d’échanger sur le SEO en 2026, les contacts ci-dessous sont là pour ça.

Lucas Fonseque, consultant SEO et IA Toulouse
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Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un Account Manager dans une boîte SaaS comme GetFluence ?+

L’Account Manager est le pivot entre l’éditeur SaaS et ses clients existants. Sa mission principale : développer le chiffre d’affaires sur le portefeuille clients via l’upsell (faire monter en gamme), le cross-sell (vendre des produits complémentaires) et la rétention (éviter les churns). Concrètement, je passe mes journées à appeler des CMO et responsables SEO pour comprendre leurs enjeux, leur proposer des solutions adaptées, et m’assurer qu’ils tirent un maximum de valeur de la plateforme. C’est un rôle hybride entre commercial, conseil et gestion de relation. Le travail est moins linéaire qu’en pure prospection nouveau client mais demande une finesse relationnelle plus poussée.

Pourquoi avoir choisi GetFluence plutôt qu’une autre boîte ?+

Trois raisons concrètes. Un, j’utilise leur plateforme depuis plusieurs années en tant que consultant — donc je connaissais le produit, les forces, les limites, et je crois en sa valeur réelle pour les SEO. Deux, l’équipe est composée de gens que je respecte humainement et professionnellement, ce qui n’est jamais à négliger sur un CDI où on passe ses journées ensemble. Trois, le rôle d’Account Manager me permettait d’apprendre des compétences commerciales que je n’avais jamais structurées en freelance. Combiner produit que j’aime, équipe alignée et apprentissage opérationnel, c’était trop rare pour passer à côté.

Quelles sont les différences entre vendre en agence et vendre en SaaS ?+

En agence, vous vendez du temps humain : la prestation est sur-mesure, le devis est négocié à chaque mission, le cycle de vente est long (3 à 6 mois pour un gros contrat). En SaaS, vous vendez de l’usage produit : les abonnements sont standardisés, le pricing est public, le cycle de vente est plus court (3 à 8 semaines en moyenne). En SaaS, l’enjeu se déplace de la signature initiale vers la rétention et l’expansion sur la durée — un client qui ne renouvelle pas après 6 mois est un échec, même s’il a payé. La logique de revenus récurrents change toute la stratégie.

Comment prospecter et signer un nouveau client en SaaS ?+

La méthode qui marche en 2026 : 60% inbound, 40% outbound. Inbound = les prospects viennent à vous via le contenu, les démos, les articles de blog, les comparatifs. Outbound = vous allez chercher les prospects via cold email, LinkedIn, événements. La séquence type : prise de contact, démo de 30 minutes, période d’essai de 14 jours, signature. Le facteur clé de succès c’est la démo : elle doit être personnalisée, courte, et démontrer 2 à 3 cas d’usage spécifiques au prospect. Une démo générique pré-enregistrée ne convertit pas en 2026, les prospects sont devenus exigeants.

Combien de temps pour devenir performant comme Account Manager ?+

D’expérience et selon les retours de mes pairs, comptez 3 mois pour atteindre l’autonomie complète et 6 mois pour atteindre la pleine performance. Le premier mois c’est l’apprentissage produit, des process internes, du CRM, de la base de connaissances clients. Le deuxième mois c’est la prise en main du portefeuille avec accompagnement. Le troisième mois c’est l’autonomie sur les rendez-vous et les négociations standards. À partir du 4e mois, on commence à dépasser les objectifs si on est bon. Avant 3 mois, il est normal de tâtonner et de produire en dessous des attentes — c’est le temps d’incubation.

Quel est le salaire moyen d’un Account Manager SaaS en France ?+

La fourchette en France pour un Account Manager SaaS senior tourne entre 45 000 € et 65 000 € de salaire fixe annuel, plus une part variable de 20 à 40% selon les performances. Les boîtes parisiennes en hyper-croissance peuvent monter à 75 000 € fixe. Toulouse et province plafonnent autour de 55 000 €. La part variable est généralement composée d’objectifs de rétention (60-70% de la cible) et d’objectifs d’expansion (30-40%). Sur une année à objectifs atteints, un Account Manager senior gagne entre 60 000 € et 90 000 € brut, voire 100 000 € sur les boîtes très performantes.

Faut-il être expert technique pour réussir comme Account Manager SaaS ?+

Pas obligatoire, mais ça aide énormément quand on vend du SaaS technique comme GetFluence. Un Account Manager qui comprend en profondeur les enjeux SEO de ses clients peut leur proposer des stratégies que le concurrent généraliste ne formulera jamais. Cette expertise crée de la confiance et raccourcit le cycle de vente. Pour ma part, mes 8 ans de consulting SEO sont un avantage concurrentiel direct face à des AM commerciaux purs qui maîtrisent moins la dimension technique. La combinaison expertise + sens commercial est rare en France et explique pourquoi certaines boîtes paient bien ces profils.

Comment gérer la pression des objectifs commerciaux en CDI ?+

La pression commerciale est réelle mais saine quand elle est bien encadrée. Les objectifs trimestriels créent un rythme et une boussole, c’est utile pour structurer son temps. Les pièges à éviter : prendre les objectifs trop personnellement, comparer ses chiffres à ceux des collègues sans contexte, négliger la qualité au profit de la quantité. Mon conseil : décomposer les objectifs annuels en sous-objectifs hebdomadaires (X démos, Y appels, Z propositions envoyées) qui sont plus faciles à piloter. La pression devient gérable quand on contrôle ses inputs (activités) plutôt que de se focaliser uniquement sur les outputs (revenus).

Le CDI Account Manager est-il compatible avec une activité freelance parallèle ?+

Oui sous conditions claires. Chez GetFluence, j’ai pu négocier de garder quelques missions freelance non-concurrentes, sur des secteurs et clients qui ne croisent pas l’activité de l’entreprise. La règle non-négociable : aucun conflit d’intérêt, et un cadrage écrit dans le contrat. Concrètement, je peux continuer à publier sur lucasfonseque.fr, accompagner certains anciens clients sur des sujets éloignés de GetFluence, et maintenir mon expertise SEO active. Cette ouverture est précieuse car elle préserve la liberté éditoriale et le filet de sécurité freelance, sans nuire à la performance dans le poste salarié.

Que retenir des deux premières semaines en Account Manager ?+

Trois apprentissages majeurs que je n’avais pas anticipés. Un, le volume d’information à intégrer en SaaS est énorme — produit, process, CRM, historiques clients, comptabilité interne. Deux, le travail en équipe avec des process partagés demande une discipline que je n’avais plus en freelance solo. Trois, la qualité des collègues est le principal moteur d’apprentissage : 50% de ce que j’ai appris en 2 semaines vient des conversations informelles et du shadowing avec mes pairs, pas de la formation officielle. Cette dimension collective est ce qui me manquait le plus en freelance et que je redécouvre avec plaisir.

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