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8 ans freelance, puis CDI
ce que j’ai vraiment compris en signant
8 ans à mon compte. Des dizaines de clients. Des projets lancés, d’autres abandonnés. Une SAS ouverte, une SAS liquidée. Et le 7 avril 2026, je signais mon premier CDI. Ce que ça fait. Ce que ça révèl…
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Signer un CDI après 8 ans de freelance n’est pas un retour en arrière. C’est une autre façon de jouer pour gagner en sécurité financière, apprendre des compétences en équipe, et éviter le burnout solo. La condition : choisir une boîte avec des valeurs alignées.
Tout négocier par écrit avant signature : maintien de quelques missions freelance non-concurrentes, télétravail, blog perso, formations. Cette transparence protège tout le monde et permet de combiner les avantages des deux mondes durablement.
8 ans à mon compte. Des dizaines de clients. Des projets lancés, d’autres abandonnés. Une SAS ouverte, une SAS liquidée. Et le 7 avril 2026, je signais mon premier CDI. Ce que ça fait. Ce que ça révèle. Ce que j’aurais dû comprendre bien avant.
Ce que 8 ans à son compte font à quelqu’un
Quand vous êtes freelance depuis longtemps, vous développez une granularité que les autres n’ont pas. Vous gérez tout — la vente, la livraison, la facturation, la stratégie, le marketing, le SAV. Vous devenez polyvalent par obligation. Et progressivement, sans vous en rendre compte, vous devenez un alien.
Alien dans le bon sens : vous voyez des choses que les autres ne voient pas. Vous pensez en systèmes, en automatisations, en processus. Vous avez une vision end-to-end que très peu de salariés ont parce que très peu de salariés ont jamais eu à gérer l’ensemble d’un cycle business seuls.
Alien dans le mauvais sens aussi : vous êtes parfois incompris. Vous expliquez quelque chose qui vous semble évident et vous voyez dans les yeux de l’autre que ça ne l’est pas du tout. J’ai vécu ça des dizaines de fois.
La vérité sur la facturation — celle que je n’aimais pas regarder
Je vais être honnête parce que c’est l’utilité de cet article. Pendant des années, j’ai sous-facturé. Pas par manque d’expertise — j’avais l’expertise. Par peur.
La peur que le client parte. La peur du vide entre deux missions. La peur de perdre la relation. Alors quand j’estimais une mission à 3 000 euros, je proposais 2 000. Parfois 1 500. « Si le client part, il part » — sauf que cette phrase, je me la disais pour me rassurer, pas parce que je le croyais vraiment.
Ce que j’ai réalisé en rejoignant Getfluence, c’est que la marque résout en partie ce problème. Quand vous vendez sous une marque reconnue, le client ne négocie pas le prix de la même façon. La légitimité est déjà là, portée par l’institution. En freelance, vous partez de zéro à chaque fois — vous devez reconstruire cette légitimité à chaque proposition commerciale.
La leçon ? Si vous êtes freelance et que vous sous-facturez : ce n’est pas un problème de tarif, c’est un problème de positionnement et de confiance en vous. Le client qui part parce que vous avez augmenté vos prix de 30% n’était probablement pas le bon client de toute façon.
L’ancrage — ce mot que j’avais oublié
Signer un CDI, prendre un appartement, avoir un rythme fixe — c’est une forme d’ancrage que vous ne mesurez pas tant que vous ne l’avez pas retrouvé. Quand vous êtes à votre compte, tout est fluide. Les revenus varient. Les horaires varient. Les projets varient. Cette liberté est réelle et précieuse. Mais elle a un coût mental que je n’avais pas correctement comptabilisé.
Les deux premières semaines chez Getfluence, j’ai ressenti quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis longtemps : la légèreté de ne pas avoir à tout porter seul. Il y a une équipe. Il y a des collègues. Quand un problème dépasse mon périmètre, je passe la main. Ce n’est pas de la faiblesse — c’est de l’efficacité.
38h75 par semaine, c’est plus que ce que je faisais en apparence quand j’étais freelance. Mais c’est moins épuisant. Parce que le travail a une fin. Parce que le week-end est vraiment le week-end. Parce que la séparation entre le professionnel et le personnel, quand vous êtes salarié, existe vraiment — alors qu’en freelance, elle n’existe que si vous la forcez.
Ce que le collectif révèle de soi
La chose la plus surprenante depuis que je suis chez Getfluence, c’est de réaliser à quel point j’ai des choses à apporter. Pas dans un sens arrogant — dans un sens concret. Quand je croise un sujet technique en réunion et que ma lecture est différente de celle de mes collègues, qu’on creuse ensemble et qu’on arrive à quelque chose de meilleur — c’est une satisfaction que le travail solo ne donne pas.
8 ans à son compte, vous affinez votre vision. Mais vous ne la confrontez jamais vraiment. Vous la validez avec vos clients, pas avec des pairs. Et la confrontation avec des pairs, c’est ce qui révèle vos angles morts — et vos vraies forces.
Et les projets perso dans tout ça ?
Je ne les ai pas abandonnés. Mon blog, mes outils, mes side projects — ils continuent. La différence c’est que maintenant ils ont un cadre. Ils ne sont plus dans le mix flou « boulot + projets + perso » qui caractérise la vie de freelance. Ils ont leur slot. Et paradoxalement, ce cadre les rend plus efficaces.
Si vous hésitez entre rester freelance et rejoindre une structure : les deux ont une vraie valeur. Mais si vous avez 8 ans d’expérience terrain, que vous avez construit des choses, que vous savez ce que vous valez — rejoindre la bonne structure au bon moment n’est pas un recul. C’est une nouvelle vitesse.
Questions fréquentes
Pourquoi un freelance senior choisirait-il de signer un CDI ?+
Les raisons les plus honnêtes : la sécurité financière sur les projets immobiliers et familiaux, l’envie de bosser en équipe après des années de solitude, l’opportunité de rejoindre une boîte qu’on respecte vraiment. Pour ma part, GetFluence était une convergence : un produit que j’utilise depuis des années, une équipe alignée sur mes valeurs, et l’opportunité d’apprendre des process commerciaux que j’avais lâchés en freelance. Le CDI ne ferme pas la porte au freelance. Beaucoup combinent CDI à temps partiel et missions, ou alternent par cycles. Ce n’est pas un retour en arrière, c’est une autre façon de jouer.
Faut-il abandonner ses clients freelance en signant un CDI ?+
Pas forcément. Tout dépend de la clause de non-concurrence et de la politique RH de l’employeur. Chez GetFluence, j’ai pu garder mes clients freelance qui ne sont pas en concurrence directe avec leur activité. Mon conseil : avant de signer, négociez clairement par écrit la possibilité de continuer certaines missions. La plupart des employeurs acceptent si c’est en dehors des heures de travail, sur des secteurs non-concurrents, et avec un volume raisonnable (1 à 2 jours par mois maximum). Avoir cette ouverture protège votre filet et évite de tout casser le jour où la situation évolue.
Combien gagne un Account Manager senior dans la tech en 2026 ?+
La fourchette en France pour un Account Manager senior tech (5+ ans d’expérience) tourne entre 45 000 € et 65 000 € de salaire fixe annuel, plus une part variable de 20 à 40% selon les performances. Sur Paris on monte facilement à 70 000 € fixe. Toulouse et Lyon plafonnent autour de 55 000 €. Les boîtes en hyper-croissance ajoutent souvent du BSPCE qui peut représenter 10 à 20% supplémentaires en valeur théorique. Comparé à un freelance qui facture 700 € HT/jour (soit ~75 000 € HT annuel pour 18 jours/mois), le CDI est légèrement en dessous mais offre la sécurité.
Comment réussir sa transition freelance vers CDI ?+
Trois principes : ne brûlez pas vos ponts, négociez le confort, planifiez la transition. Côté ponts : prévenez vos clients récurrents 2 mois avant, recommandez des freelances de confiance pour les remplacer. Côté confort : négociez le télétravail, les horaires souples, la possibilité de garder 1-2 missions externes. Côté transition : prenez 2 à 3 semaines de break entre fin freelance et début CDI pour récupérer. Le piège classique c’est de tout caler dos à dos par culpabilité ou par peur de manquer d’argent. Les premières semaines en CDI demandent une énergie d’apprentissage qu’il faut anticiper.
Le CDI tue-t-il l’entrepreneuriat à long terme ?+
Pas du tout, et c’est une idée reçue. Les meilleurs entrepreneurs que je connais ont alterné salariat et indépendance plusieurs fois dans leur carrière. Le CDI permet d’accumuler du capital, des compétences en équipe, des réseaux, sans le stress de la trésorerie. C’est un excellent terrain d’apprentissage opérationnel. Le vrai risque c’est l’effet de confort qui s’installe au-delà de 3-4 ans dans la même boîte. La règle saine : tant que vous apprenez et que vous gardez un projet personnel actif (formation, side-project, blog), le CDI est un accélérateur. Au-delà, ça devient une zone de confort à questionner.
Faut-il être transparent avec son nouvel employeur sur ses activités annexes ?+
Oui, totalement, et même par écrit dans le contrat ou dans un avenant. Cacher ses missions freelance ou son blog est le pire calcul : si l’employeur le découvre plus tard, vous risquez la rupture pour faute. Si vous le déclarez en amont, 90% des employeurs l’acceptent sous conditions claires. Mentionnez explicitement votre site personnel, votre blog, vos clients freelance non-concurrents, votre activité éditoriale. Demandez un avenant écrit qui valide ces activités. Cette transparence protège tout le monde et crée une relation de confiance dès le premier jour qui devient un actif précieux pour la suite.
Quel impact le CDI a-t-il sur le développement personnel d’expert SEO ?+
Effet positif : on apprend des process commerciaux, des méthodes de gestion de compte, des outils internes qu’on n’aurait jamais explorés en freelance. Effet négatif possible : moins de variété de clients, moins d’expérimentations sur ses propres projets, moins de temps pour la veille technique. La compensation, c’est de garder un blog actif, de publier régulièrement, et de continuer à manipuler des outils SEO sur ses projets perso. Sans cette discipline, l’expertise s’étiole en 12 à 18 mois. Avec cette discipline, le CDI booste l’expertise globale parce qu’on ajoute une dimension business qu’on n’avait pas en pure expertise technique.
Quand peut-on revenir au freelance après plusieurs années de CDI ?+
N’importe quand techniquement, mais le timing intelligent c’est : après 18 à 36 mois maximum dans le CDI. Au-delà, les automatismes du salariat reviennent (sécurité, échéances mensuelles, dépendance hiérarchique) et le retour au freelance devient psychologiquement plus dur. Préparez le retour 6 mois en amont : reprenez contact avec d’anciens clients, démarrez un side-project rentabilisé, capitalisez sur vos économies pour avoir 6 mois de coussin. Le pire scénario c’est de partir un lundi sans plan, en pensant que ça va revenir. Le meilleur scénario c’est d’avoir 2 ou 3 missions signées avant même la rupture du CDI.
Combien d’épargne faut-il avant de retourner au freelance ?+
Au minimum 6 mois de charges fixes en cash disponible. Idéalement 12 mois pour dormir tranquille. Pour un foyer avec un enfant à Toulouse et un logement à 1 200 € de loyer, ça représente entre 15 000 € et 30 000 € d’épargne dédiée freelance, en plus de l’épargne de précaution générale. Cet argent sert à couvrir les trous d’activité, les retards de paiement client (parfois 90 jours), les charges sociales URSSAF qui tombent en décalé, et les investissements de relance (formations, outils, coaching). Sans ce coussin, le retour au freelance se fait dans la peur, ce qui dégrade la qualité des décisions stratégiques.
Peut-on être à la fois Account Manager en CDI et consultant SEO freelance ?+
Oui, et c’est même une combinaison gagnante quand elle est cadrée. La condition non-négociable : aucun conflit d’intérêt avec l’employeur, ni en clientèle ni en secteur. Le second principe : cloisonner strictement les heures et les outils. Le matériel pro reste pro, les heures de bureau restent à l’employeur, les soirées et week-ends peuvent accueillir 1-2 missions externes maximum. Le bénéfice c’est un revenu complémentaire de 1 000 à 2 500 € net par mois, une expertise externe qui enrichit le poste salarié, et un filet de sécurité en cas de rupture. Mon expérience confirme que c’est viable sur la durée avec une bonne discipline.
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