Faut-il écrire sur une question à 0 recherche ?Pourquoi je vise quand même les mots-clés que Semrush met à zéro
Semrush affiche 0 recherche. Personne ne cherche ça, donc on passe ? Pour moi, c’est une erreur. Mes chiffres de la Search Console racontent une tout autre histoire, et la façon dont on cherche aujourd’hui, avec l’IA, la rend encore plus vraie.
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Oui, il faut écrire sur ces questions. Un « 0 » dans Semrush ne veut pas dire que personne ne cherche. Il veut dire moins de 10 recherches par mois selon l’outil, ou une question absente de sa base.
Sur mon site, la question « claude ia francaise ou pas » est notée à 10 recherches. La Search Console m’en montre 60 en 28 jours, avec ma page en première position. Ces requêtes-là, ce sont des pépites.
Quand on prépare un contenu, le réflexe est toujours le même. On tape une idée dans un outil de mots-clés. Il affiche un volume. Si le volume est à 0, on abandonne l’idée.
Je fais l’inverse. Pour moi, ces requêtes à 0 sont des perles rares. Voici pourquoi, chiffres à l’appui, et comment je les repère.
Que veut dire « 0 recherche » dans Semrush ?
Semrush le dit lui-même dans son aide. Un volume de 0 signifie que le mot-clé a moins de 10 recherches par mois en moyenne dans le pays choisi. Moins de 10, ce n’est pas zéro.
Il existe aussi la mention « n/a ». Elle veut dire que Semrush n’a pas assez de données pour calculer le volume. Là encore, ça ne veut pas dire que personne ne cherche.
Et parfois, la requête n’est tout simplement pas dans la base. Semrush l’explique aussi : faute de volume suffisant, certains mots-clés sont retirés pour faire de la place aux plus populaires.
Sources : base de connaissances de Semrush, articles sur les volumes « 0 » et « n/a » et sur la mise à jour de sa base, consultés le 30 octobre 2026.
C’est logique quand on y pense. Les outils ne peuvent pas tout stocker. Il y a tellement de façons de poser une question que la base exploserait. Alors ils gardent ce qui revient souvent, et ils laissent tomber le reste.
Le problème, c’est que « le reste » est immense. C’est ce qu’on appelle la longue traîne : des milliers de questions longues et précises, cherchées chacune un petit nombre de fois. Prises une par une, elles ne pèsent rien. Prises ensemble, elles font une grande partie des recherches.
Comment connaître le vrai volume d’une requête ?
Il y a un outil qui ne devine pas : la Search Console de Google. Elle ne donne pas une estimation. Elle compte ce qui s’est vraiment passé sur Google pour votre site.
Le chiffre à regarder, ce sont les impressions. Une impression est comptée quand votre page s’affiche dans les résultats d’une recherche. Pour un résultat classique, elle est comptée dès que la page de résultats s’ouvre, même si la personne ne fait pas défiler jusqu’à vous.
À l’inverse, si votre page est en troisième page et que la personne reste sur la première, il n’y a pas d’impression.
Source : aide de la Search Console, « Que sont les impressions, la position et les clics ? », consultée le 30 octobre 2026.
D’où ma règle. Quand ma page est dans les premières positions sur une requête, presque chaque recherche de cette requête lui donne une impression. Ses impressions sur 30 jours donnent donc le vrai volume du mois.
Si ma page est en première page sur une requête de longue traîne, avec 2 000 impressions sur les 30 derniers jours, alors le vrai volume de cette requête est d’environ 2 000 par mois. Même si Semrush affiche 0.
Plus la position est haute, plus la règle est juste. Je regarde donc surtout les requêtes où ma page est dans le haut de la première page.
Si vous débutez avec cet outil, j’ai écrit un guide de la Search Console pour débutant qui montre où trouver ces chiffres.
Qu’est-ce que mes chiffres montrent ?
J’ai fait le test sur mon propre site. J’ai pris des requêtes où ma page est dans les trois premières positions, sur les 28 derniers jours d’octobre 2026. Puis j’ai comparé avec le volume affiché par Semrush le 30 octobre 2026.
| Requête tapée sur Google | Volume Semrush (par mois) | Impressions Search Console (28 jours) | Position moyenne |
|---|---|---|---|
| ia claude quel pays | 480 | 476 | 2,7 |
| alternative ahrefs petit budget | 70 | 209 | 2,7 |
| est ce que claude est francais | 70 | 192 | 1,6 |
| l’ia claude est elle francaise | 70 | 179 | 1,6 |
| claude ia francaise ou pas | 10 | 60 | 1,4 |
| claude est une ia de quel pays | 10 | 38 | 1,9 |
La première ligne valide la méthode. Sur une requête courante, « ia claude quel pays », Semrush annonce 480 recherches par mois. La Search Console m’en montre 476 en 28 jours. Les deux chiffres tombent presque pile.
Les lignes suivantes montrent le problème. Dès que la question s’allonge, Semrush se trompe. « Est ce que claude est francais » : 70 selon l’outil, 192 en vrai. « Claude ia francaise ou pas » : 10 selon l’outil, 60 en vrai. Six fois plus.
Et le plus parlant n’est pas dans le tableau. Autour de la même question, « Claude est-elle une IA française ? », j’ai compté au moins 106 formulations différentes dans ma Search Console sur ces 28 jours. Ensemble, elles font 15 715 impressions. Ma page est dans les trois premières positions sur 89 d’entre elles.
Aucun outil de mots-clés ne m’aurait montré ça. Une par une, la plupart de ces formulations sont à 0, à 10, ou absentes des bases. Toutes ensemble, elles valent bien plus qu’un gros mot-clé.
Regardez aussi comment les gens écrivent. « Est ce que claude est francais ». « Claude ia francaise ou pas ». « Claude est une ia de quel pays ». Ce ne sont pas des mots-clés. Ce sont des phrases, comme on parle. Exactement comme on écrit à une IA.
Ces personnes ne cherchent pas « Claude ». Elles cherchent une réponse à une question précise. La page qui donne cette réponse en premier, clairement, récupère toutes ces variantes d’un coup.
Pourquoi ces requêtes à 0 sont-elles des pépites ?
Pour moi, ces recherches à zéro sont des perles rares. C’est là qu’il faut aller, pour trois raisons.
La première, c’est la concurrence. Puisque les outils affichent 0, presque personne n’écrit dessus. Une page claire, qui répond vraiment, se place vite. Mes pages sur l’origine de Claude en sont la preuve.
La deuxième, c’est la qualité des visites. Une personne qui tape une question longue sait exactement ce qu’elle veut. Elle n’est pas là par hasard. Elle lit, elle compare, et parfois elle vous écrit.
La troisième, c’est l’IA. Aujourd’hui, on ne tape plus seulement deux mots dans Google. On pose des questions entières à ChatGPT, à Claude ou à Perplexity. Et ces assistants vont chercher leurs réponses sur le web, page par page.
Ces questions posées aux IA, Semrush ne les voit pas du tout. Personne ne connaît leur volume. Mais on voit leurs traces. Dans les journaux de mon serveur, quand Claude ou ChatGPT ouvre une page pour répondre à quelqu’un, c’est noté. En octobre, c’est arrivé 1 597 fois sur mon site. Je l’ai raconté en détail dans mon article sur les IA qui lisent vraiment mon site.
C’est pour ça que je lis mes journaux avec un analyseur de logs : il me montre quelles pages les IA ouvrent pendant une conversation. Une page souvent ouverte à la demande, c’est la preuve qu’une vraie question est posée, même si aucun outil ne lui donne de volume.
Faut-il écrire sur une question que Semrush met à 0 ?
Oui. Ma réponse est claire. Il faut donner des réponses aux questions que Semrush met à zéro.
Ça ne sert à rien de produire un contenu de plus qui redit ce qui est déjà partout. Les gros mots-clés sont déjà pris par des sites énormes. Et les IA ont déjà la réponse générale.
Ce qui fait la différence, c’est d’être plus original. De sortir du lot. De répondre à la question précise que les autres ont ignorée, avec son expérience à soi. On dit souvent « content is king ». C’est encore plus vrai quand le contenu est unique.
Je mets juste une condition : que la question ait un lien avec ce que vous faites. Une question à 0 sur un sujet qui n’a rien à voir avec votre métier vous amènera des visites, mais pas de clients.
Comment trouver ces questions sur votre site ?
Pas besoin d’outil payant pour commencer. Voici où je cherche, dans l’ordre.
- Dans la Search Console : les requêtes longues, de cinq mots ou plus, où vous avez déjà des impressions.
- Dans la même Search Console : les requêtes où votre page est entre la 4e et la 20e place. Une page dédiée peut les faire monter.
- Dans le bloc « Autres questions posées » de Google, sur vos sujets principaux.
- Dans les questions que vos clients vous posent par mail ou au téléphone, mot pour mot.
- Dans les journaux de votre serveur : les pages que les IA ouvrent à la demande d’une personne.
Comment écrire la page qui répond ?
Une question, une page. Si deux questions sont trop proches, elles vont sur la même page. Si elles sont différentes, chacune a la sienne.
Le titre reprend la question, avec les mots de la personne. Pas avec le jargon du métier. Si les gens écrivent « est-ce que », gardez « est-ce que ».
La réponse arrive tout en haut, en deux ou trois phrases. Le lecteur pressé a ce qu’il cherche. L’IA qui lit la page aussi : elle trouve la réponse sans chercher.
Puis viennent le détail, les exemples concrets et les chiffres. C’est là que votre expérience fait la différence. Une IA peut résumer ce qui existe. Elle ne peut pas inventer ce que vous avez vécu.
Enfin, je termine par quelques questions fréquentes. Ce sont souvent d’autres formulations de la même question, ou les questions qui viennent juste après.
Quelles sont les limites de cette méthode ?
Elle n’est pas parfaite, et je préfère le dire.
D’abord, il faut déjà être bien placé pour mesurer. Une page en 30e position ne reçoit presque pas d’impressions. Elle ne vous dira rien du vrai volume. La règle marche pour les requêtes où vous êtes en première page.
Ensuite, la Search Console ne montre pas tout dans son tableau. L’interface affiche au maximum 1 000 requêtes. Sur un site qui en reçoit beaucoup, les plus rares restent cachées. Mes 106 formulations sont donc un minimum.
Enfin, un mois n’est pas une année. Certaines questions montent et retombent avec l’actualité ou les saisons. Je regarde sur 30 jours, comme pour un volume mensuel. Sur une question de saison, mieux vaut comparer plusieurs mois.
Et pour les questions posées aux IA, personne ne connaît le volume. Ni moi, ni Semrush, ni personne. On ne voit que les pages lues. C’est déjà beaucoup.
Quelles questions mènent à votre site ?
Mon analyseur de logs lit les journaux de votre serveur et vous montre les pages que les IA ouvrent pendant une conversation. Une question avant de commencer ? Écrivez-moi à lucas@lucasfonseque.fr : on commence par un échange par mail.
Questions fréquentes sur les mots-clés à 0 recherche
Une autre question ? Écrivez-moi, on vous répond par mail.
Que veut dire un volume de 0 dans Semrush ?
Selon l’aide de Semrush, un volume de 0 veut dire que le mot-clé a moins de 10 recherches par mois en moyenne dans le pays choisi. Ce n’est donc pas zéro. La mention « n/a », elle, veut dire que l’outil n’a pas assez de données pour calculer le volume.
Comment connaître le vrai volume d’un mot-clé ?
Regardez les impressions dans la Search Console, sur une requête où votre page est dans les premières positions. Une impression est comptée dès que la page de résultats s’affiche. Sur 30 jours, ces impressions donnent une bonne idée du volume réel du mois.
Faut-il viser des mots-clés sans volume ?
Oui, si la question a un lien avec votre métier. Ces requêtes ont peu de concurrence, se placent vite et amènent des visiteurs qui savent ce qu’ils veulent. Sur mon site, une seule question écrite de 106 façons différentes a fait 15 715 impressions en 28 jours.
Pourquoi Semrush ne connaît-il pas toutes les requêtes ?
Parce qu’il y a trop de façons de poser une question. Semrush explique lui-même que certains mots-clés à faible volume sont retirés de sa base pour faire de la place aux plus populaires. Les questions très longues sont souvent absentes.
Peut-on connaître le volume des questions posées à ChatGPT ou à Claude ?
Non. Aucune IA ne publie ce chiffre, et aucun outil ne le mesure. On peut seulement voir, dans les journaux du serveur, quand une IA ouvre une page pour répondre à quelqu’un. C’est la meilleure preuve qu’une question est posée.
La Search Console montre-t-elle toutes les requêtes ?
Non. Le tableau des performances affiche au maximum 1 000 requêtes. Sur un site qui en reçoit beaucoup, les plus rares n’apparaissent pas. Les chiffres que vous voyez sont donc un minimum.
Combien de temps faut-il pour se placer sur une question de longue traîne ?
Ça dépend du site et de la concurrence. Je laisse environ deux mois à une nouvelle page avant de la juger. Sur une question précise et peu traitée, une page claire peut se placer plus vite.
Ce que disent mes clients
Des avis publiés sur Google et des recommandations publiées sur LinkedIn.
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« (…) Très attaché à la qualité et aux résultats, Lucas sait se montrer ambitieux et donner le meilleur pour aller au bout de ses projets. (…) »
« Je tiens à recommander Lucas pour son professionnalisme. (…) »
Des avis publiés, pas inventés
Les avis Google ont tous reçu cinq étoiles. Les recommandations viennent de LinkedIn. Tout est repris tel que les personnes l’ont écrit. Quand un passage est coupé, il est signalé par (…).
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Lucas Fonseque, créateur de sites web
Je suis entrepreneur, et je travaille dans le digital depuis dix ans. J’ai d’abord appris à programmer. Puis j’ai lancé mes propres projets : une marque, des boutiques en ligne, une plateforme, une communauté de plus de 600 entrepreneurs, une application. Je sais comment le web fonctionnait hier, et comment il fonctionne aujourd’hui.
J’ai travaillé pour des indépendants, des petites entreprises, des start-up et des grands comptes. Je me tiens à jour en permanence, parce que les outils changent vite. C’est toute cette expérience que vous retrouvez dans votre site. Vous pouvez lire mon histoire en entier, voir mes réalisations ou parcourir tous mes services.
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