Quelles IA lisent vraiment mon site ?Claude, Perplexity, ChatGPT : mes chiffres d’octobre 2026
En octobre, les robots des IA ont lu 10 999 pages de mon site. Je le sais parce que je lis les journaux de mon serveur. Voici qui vient, combien de fois, sur quelles pages, et ce que ça change pour le site d’une entreprise.
accompagnés
Du 1er au 30 octobre 2026, les robots des IA ont lu 10 999 pages de lucasfonseque.fr. Les plus présents sont Exa, Linkup et Perplexity. Claude est venu lire une page en pleine conversation 2 551 fois. ChatGPT, 648 fois.
Google Analytics ne voit rien de tout ça. Les journaux du serveur, si. C’est là que je regarde.
Est-ce que ChatGPT lit mon site ? Est-ce que Claude le connaît ? La réponse existe. Elle est écrite noir sur blanc dans un fichier que presque personne n’ouvre : le journal du serveur.
J’ai regardé ce que disent les journaux de mon propre site, sur tout le mois d’octobre 2026. Voici ce qu’ils montrent, avec les vrais chiffres.
Comment savoir quelles IA lisent votre site ?
Chaque fois que quelqu’un ouvre une page de votre site, le serveur écrit une ligne. Il note l’heure, la page demandée, l’adresse de celui qui demande, et le nom qu’il se donne.
Un humain arrive avec le nom de son navigateur. Un robot arrive avec son propre nom. GPTBot pour OpenAI. ClaudeBot pour Anthropic. PerplexityBot pour Perplexity.
Il suffit donc de lire ces lignes pour savoir qui passe. C’est simple sur le papier. En pratique, un site reçoit des milliers de lignes par jour. Personne ne les lit à la main.
Il y a un piège. Un nom, ça se copie. N’importe quel programme peut se présenter comme GPTBot. Alors je ne crois jamais le nom seul. Je vérifie aussi l’adresse.
OpenAI, Anthropic et Perplexity publient la liste des adresses de leurs robots. Si l’adresse d’une visite est dans la liste officielle, c’est bien eux. Sinon, c’est un imposteur.
C’est exactement ce que fait mon analyseur de logs, chaque jour, sur mes sites. Il lit les journaux, trie les humains et les robots, puis vérifie chaque robot d’IA avec les listes officielles.
Et Google Analytics, dans tout ça ? Il ne voit pas ces robots. Google Analytics retire automatiquement les robots connus de ses chiffres. Il compte les humains qui acceptent les cookies, pas les machines. J’ai d’ailleurs montré que Google Analytics ne voit qu’une partie de mon trafic, même pour les humains.
Source : aide de Google Analytics sur l’exclusion des robots connus, consultée le 30 octobre 2026.
Quelles IA sont venues lire mon site en octobre 2026 ?
Voici le bilan du 1er au 30 octobre 2026, sur lucasfonseque.fr. Mon site parle de création de sites, de visibilité et beaucoup d’IA. Il a reçu ce mois-là 15 268 visites de vraies personnes.
Et voici les robots, un par un. Les « pages lues » comptent les pages différentes. Les « demandes » comptent chaque passage, même sur une page déjà lue.
| Robot (éditeur) | Ce qu’il fait | Pages lues | Demandes | Adresse vérifiée |
|---|---|---|---|---|
| ExaSearchBot (Exa) | Index de recherche pour les IA | 3 405 | 3 572 | pas de liste |
| LinkupBot (Linkup) | Index de recherche pour les IA | 2 419 | 3 247 | pas de liste |
| PerplexityBot (Perplexity) | Index de recherche | 2 070 | 2 336 | oui |
| Claude-User (Anthropic) | Lecture à la demande | 861 | 2 551 | oui |
| ChatGPT-User (OpenAI) | Lecture à la demande | 632 | 648 | oui |
| ClaudeBot (Anthropic) | Entraînement des modèles | 624 | 1 296 | oui |
| OAI-SearchBot (OpenAI) | Index de recherche | 311 | 1 041 | oui |
| meta-externalagent (Meta) | Entraînement des modèles | 188 | 489 | pas de liste |
| GPTBot (OpenAI) | Entraînement des modèles | 144 | 626 | oui |
| MistralAI-User (Mistral AI) | Lecture à la demande | 21 | 37 | pas de liste |
Première surprise : les deux robots les plus présents ne sont ni ChatGPT, ni Claude. Ce sont Exa et Linkup.
Exa est un moteur de recherche construit pour les applications d’IA. Linkup aussi : c’est une start-up française, fondée à Paris en 2024, qui fournit la recherche web à des assistants et à des agents d’IA. Quand un outil d’IA cherche une information sur le web, il passe souvent par eux.
Sources : documentation d’Exa, et communiqué de LightOn sur son partenariat avec Linkup du 12 mars 2026, consultés le 30 octobre 2026.
Deuxième surprise : Claude est l’IA qui lit le plus mes pages pendant une conversation. 2 551 passages en un mois. ChatGPT en fait 648.
L’écart est net. Une explication possible tient à mon site : il compte beaucoup de pages sur Claude, et les gens qui utilisent Claude posent des questions sur Claude.
« Pas de liste » ne veut pas dire « faux ». Ça veut dire que l’éditeur ne publie pas de liste d’adresses que mon outil sait vérifier. Pour ces robots-là, je garde un peu de prudence sur les chiffres.
Pourquoi Claude, ChatGPT et Perplexity ont-ils plusieurs robots ?
Parce qu’ils font trois métiers différents. Et chaque métier a son robot. C’est important à comprendre, parce que ces trois robots n’ont pas du tout la même valeur pour vous.
L’entraînement
GPTBot et ClaudeBot collectent des pages pour entraîner les futurs modèles. Ils lisent beaucoup, mais personne n’attend la réponse. Ce qu’ils lisent servira plus tard, ou jamais.
L’index de recherche
OAI-SearchBot, Claude-SearchBot et PerplexityBot rangent les pages, comme le fait Googlebot pour Google. C’est grâce à eux qu’une page peut sortir dans la recherche d’un assistant.
La lecture à la demande
ChatGPT-User, Claude-User et Perplexity-User viennent quand une personne pose une question, maintenant. L’IA ouvre la page pour répondre. C’est le passage qui compte le plus.
Ces rôles ne sont pas une interprétation de ma part. Les éditeurs les décrivent eux-mêmes. OpenAI explique que GPTBot sert à entraîner ses modèles, qu’OAI-SearchBot sert à faire apparaître des sites dans la recherche de ChatGPT, et que ChatGPT-User agit à la demande d’un utilisateur.
Anthropic décrit ses trois robots de la même façon : ClaudeBot pour l’entraînement, Claude-SearchBot pour la recherche, Claude-User pour répondre aux questions des utilisateurs.
Perplexity précise que ses deux robots, PerplexityBot et Perplexity-User, ne servent pas à entraîner des modèles.
Un détail compte pour la suite. OpenAI écrit que les règles du fichier robots.txt peuvent ne pas s’appliquer à ChatGPT-User, puisque c’est une personne qui demande la page. Perplexity écrit la même chose pour Perplexity-User. Anthropic, de son côté, indique que ses robots respectent le robots.txt.
Sources : pages officielles d’OpenAI, d’Anthropic et de Perplexity sur leurs robots, consultées le 30 octobre 2026.
Pour moi, le chiffre qui compte le plus, c’est la lecture à la demande. Quand Claude-User ouvre une page, ce n’est pas une machine qui fait le ménage. C’est une vraie personne qui pose une vraie question, à cet instant précis. En octobre, c’est arrivé 1 597 fois sur mes pages.
Quelles pages les IA lisent-elles le plus ?
Les IA ne lisent pas tout mon site de la même façon. Elles reviennent souvent sur les mêmes pages. Voici les plus lues en octobre, à côté des pages vues par des humains.
La page d’accueil arrive en tête : 414 lectures par les IA, dont 249 à la demande d’une personne. C’est logique. Quand quelqu’un demande à une IA qui je suis ou ce que je fais, elle va d’abord voir l’accueil.
Ensuite viennent des articles. Mon article sur Mistral Le Chat a été lu 197 fois par les IA, pour 95 vues humaines. Ma page sur le référencement naturel, 194 fois, pour 45 vues humaines. Mon article sur l’offre Perplexity de Bouygues, 132 fois, pour 59 vues humaines.
Ces trois pages sont plus lues par les machines que par les gens. Ça veut dire que leur contenu circule dans des réponses d’IA, sans que les lecteurs viennent forcément jusqu’à moi.
Puis il y a les pages sur Claude. Six pages sur Claude sont dans les quinze pages les plus lues par les IA. Celle sur les prix de Claude Pro a été lue 186 fois. Celle sur Claude gratuit pour les étudiants, 143 fois. Et celle-là, en plus, a reçu 2 789 vues humaines.
Une page très lue par les IA doit rester juste et à jour. C’est elle que les assistants reprennent dans leurs réponses. Une erreur de prix ou une date dépassée se retrouve alors dans des centaines de réponses.
Sur l’ensemble du mois, 653 pages de mon site sur 670 ont été lues au moins une fois par une IA. Soit 97 % du site. Les IA ne choisissent pas trois pages au hasard : elles parcourent presque tout.
Lue, citée, cliquée : qu’est-ce que ces lectures rapportent ?
Être lu, c’est bien. Mais ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe après. Alors je suis chaque page sur trois étapes : lue par une IA, citée dans une réponse, puis cliquée par une personne.
Voici l’entonnoir d’octobre, sur les 670 pages de mon plan du site. 653 pages ont été lues par une IA. 27 ont été citées. 12 ont été cliquées depuis une IA.
« Citée », ici, veut dire deux choses. Soit la page apparaît dans un aperçu IA de Google pour au moins un mot-clé. Soit elle a reçu une visite venue d’une IA. ChatGPT, Claude et Perplexity ne disent pas aux sites quelles pages ils citent. Une visite venue de chez eux est donc la seule preuve qu’une réponse a cité la page.
En octobre, 25 visites sont arrivées sur mon site en cliquant un lien dans une IA. C’est 0,2 % de mes visites. Gemini en a envoyé 10, ChatGPT 6, Perplexity 4, Claude 3 et Copilot 2.
25 visites, ça paraît ridicule à côté de 15 268. Je ne le vois pas comme ça.
Une personne qui arrive depuis une IA a posé une question précise. Elle a lu une réponse. Elle a vu mon site cité comme source. Et elle a décidé de cliquer pour en savoir plus. Ce n’est pas un curieux qui passe. C’est quelqu’un qui cherche quelque chose de précis.
C’est là que l’IA change la donne. Elle m’envoie des demandes qualifiées, sur des questions très longues et très précises. Ce qu’on appelle la longue traîne. Peu de monde, mais les bonnes personnes.
Une limite à connaître : les réponses de Google, comme les aperçus IA, arrivent dans mes journaux comme des visites Google classiques. Je ne peux pas les séparer. Le chiffre réel des visites amenées par l’IA est donc un peu plus haut.
Google donne aussi quelques chiffres sur ses propres réponses d’IA. Je les ai détaillés dans mon guide sur les rapports IA de la Search Console.
Qu’est-ce que les journaux ne vous disent pas ?
Les journaux sont honnêtes. Mais ils ne disent pas tout. Il y a deux choses qu’on ne peut pas savoir.
D’abord, on ne sait pas ce que la personne a tapé. Le journal dit : Claude-User a ouvert telle page, à telle heure. Il ne dit pas la question posée à Claude. Aucune IA ne transmet la question au site qu’elle lit.
Ensuite, on ne connaît pas le volume. Personne ne sait combien de fois une question est posée chaque mois à ChatGPT ou à Claude. Ce chiffre n’est publié nulle part.
Prenez la question de cet article. Dans Semrush, le mot « claudebot » est cherché 590 fois par mois sur Google en France. « Quelles ia lisent mon site », en revanche, n’est même pas dans sa base. Aucune donnée enregistrée. Pour l’outil, cette question n’existe pas.
Pourtant, les gens posent cette question. Ils la posent à une IA, avec leurs mots, en phrase complète. Et chaque fois qu’une IA vient lire une page pour y répondre, je le vois dans mes journaux.
Ces questions « à zéro recherche » sont pour moi des pépites. J’y reviens en détail dans mon article sur les mots-clés à 0 recherche, parce qu’elles méritent qu’on s’y arrête.
Source : Semrush, vue d’ensemble des mots clés, base France, consultée le 30 octobre 2026.
Que regarder sur votre propre site ?
Vous voulez savoir quelles IA lisent votre site ? Voici ce que je regarde, dans l’ordre.
- Récupérez les journaux de votre serveur. Votre hébergeur les garde, demandez-lui où les trouver.
- Cherchez les noms des robots : GPTBot, OAI-SearchBot, ChatGPT-User, ClaudeBot, Claude-User, PerplexityBot, Perplexity-User.
- Vérifiez l’adresse de chaque passage avec la liste officielle de l’éditeur, avant de croire le nom.
- Repérez les pages les plus lues à la demande, et gardez-les exactes et à jour.
- Regardez dans vos statistiques les visites venues de chatgpt.com, claude.ai, perplexity.ai et gemini.google.com.
Faire ça à la main, une fois, c’est instructif. Le faire chaque semaine, c’est long. C’est pour ça que j’ai fini par construire mon propre outil avec Claude.
Quelles IA passent sur votre site ?
Mon analyseur de logs lit les journaux de votre serveur à votre place. Il sépare les vrais visiteurs des robots, vérifie chaque robot d’IA et montre les pages qu’elles lisent. Une question avant de commencer ? Écrivez-moi à lucas@lucasfonseque.fr : on commence par un échange par mail.
Questions fréquentes sur les IA qui lisent un site
Une autre question ? Écrivez-moi, on vous répond par mail.
Comment savoir si ChatGPT lit mon site ?
Regardez les journaux de votre serveur. ChatGPT passe sous trois noms : GPTBot, OAI-SearchBot et ChatGPT-User. Si l’un de ces noms apparaît, vérifiez l’adresse avec la liste officielle publiée par OpenAI. Si elle correspond, c’est bien ChatGPT.
Google Analytics ne vous le dira pas : il retire les robots connus de ses chiffres.
Quelle différence entre GPTBot, OAI-SearchBot et ChatGPT-User ?
Ce sont trois robots d’OpenAI pour trois usages. GPTBot collecte des pages pour entraîner les futurs modèles. OAI-SearchBot range les pages pour la recherche de ChatGPT. ChatGPT-User ouvre une page quand une personne pose une question à ChatGPT.
Pour un site d’entreprise, c’est ChatGPT-User qui compte le plus : derrière, il y a une vraie personne.
Google Analytics voit-il les robots des IA ?
Non. Google Analytics retire automatiquement les robots connus de ses chiffres. Il ne voit que les personnes qui arrivent sur votre site depuis une IA, en cliquant un lien, et seulement si elles acceptent les cookies.
Pour voir les robots eux-mêmes, il faut lire les journaux du serveur.
Peut-on savoir ce que les gens demandent à l’IA avant de lire ma page ?
Non. Le journal du serveur indique quelle IA a ouvert quelle page, et à quelle heure. Il n’indique jamais la question posée. Aucune IA ne transmet la question au site qu’elle lit.
On peut seulement deviner le sujet à partir de la page ouverte.
Les IA qui lisent mon site m’envoient-elles des clients ?
Certaines, oui. En octobre 2026, 25 visites sont arrivées sur mon site en cliquant un lien dans une IA : Gemini, ChatGPT, Perplexity, Claude et Copilot. C’est peu en nombre.
Mais ces personnes ont posé une question précise et ont choisi de cliquer sur la source. Ce sont des visites très qualifiées.
Pourquoi Exa et Linkup lisent-ils autant mon site ?
Ce sont des moteurs de recherche construits pour les applications d’IA. Des assistants et des agents passent par eux pour chercher sur le web. Plus votre site est présent dans leur index, plus il a de chances d’être lu par ces outils.
Ce que disent mes clients
Des avis publiés sur Google et des recommandations publiées sur LinkedIn.
« Simple et efficace, Lucas à compris à merveille le besoin de mon activité pour me faire un site internet au top et dans un temps record. »
« Je recommande vivement Lucas. Il a réalisé la refonte complète de mon site (…) Professionnel et efficace, je suis ravi de cette collaboration. Merci ! »
« (…) Il est bien réel, disponible, efficace et humain ! Il prend soin de la visibilité de notre petite association. (…) »
« Lucas est un expert de la création d’entreprise et de tous les orbites qui tournent autour. (…) il a pressé mon jus de crâne pour la bonne cause tout en m’inspirant. Merci Lucas que je recommande vivement :) »
« Lucas est super efficace (…) Au delà d’être agréable et gentil, il cerne les problématiques très rapidement. (…) J’ai beaucoup apprécié sa pédagogie (…) »
« Lucas est un élément brillant et transmet une belle énergie à tout groupe de travail. Nous avons travaillé ensemble sur des sujets communs et organisationnels de nos entreprises respectives. Merci à lui pour ses idées disruptives. A très vite »
« (…) Très attaché à la qualité et aux résultats, Lucas sait se montrer ambitieux et donner le meilleur pour aller au bout de ses projets. (…) »
« Je tiens à recommander Lucas pour son professionnalisme. (…) »
Des avis publiés, pas inventés
Les avis Google ont tous reçu cinq étoiles. Les recommandations viennent de LinkedIn. Tout est repris tel que les personnes l’ont écrit. Quand un passage est coupé, il est signalé par (…).
À lire aussi

Lucas Fonseque, créateur de sites web
Je suis entrepreneur, et je travaille dans le digital depuis dix ans. J’ai d’abord appris à programmer. Puis j’ai lancé mes propres projets : une marque, des boutiques en ligne, une plateforme, une communauté de plus de 600 entrepreneurs, une application. Je sais comment le web fonctionnait hier, et comment il fonctionne aujourd’hui.
J’ai travaillé pour des indépendants, des petites entreprises, des start-up et des grands comptes. Je me tiens à jour en permanence, parce que les outils changent vite. C’est toute cette expérience que vous retrouvez dans votre site. Vous pouvez lire mon histoire en entier, voir mes réalisations ou parcourir tous mes services.
Envie de savoir qui lit votre site ?
Un projet de site, ou une question sur ce que disent vos journaux ? Décrivez-le en deux minutes, on vous répond par mail.
Vous décrivez votre projet. Deux minutes suffisent.
On vous répond par mail, puis on voit ensemble la suite.
Vous recevez un devis détaillé et gratuit, sans engagement.

