Under The Rocks – Comment un blog de voyage est devenu mon premier laboratoire entrepreneurial et SEO

par | 7 Déc 2025 | Projets Digitaux

Mon premier projet digital : un blog de voyage devenu un terrain d’apprentissage SEO, web et validation marché.

Under The Rocks est le premier projet digital que j’ai construit de zéro, bien avant d’imaginer travailler dans le marketing ou d’en faire une carrière. À l’époque, je partais un an en Australie avec mon ami Guillaume. Comme tous ceux qui préparent un PVT, on se retrouvait face à un flot de questions sans réponses claires : démarches, budget, logement, travail, visa… Rien n’était vraiment expliqué.

C’est dans ce flou que l’idée a émergé : créer un espace simple, honnête, utile, où l’on documenterait tout ce que nous allions vivre pour aider ceux qui viendraient après nous. Sans expérience, j’ai monté un WordPress en local, puis je l’ai mis en ligne sur 1&1, appris à structurer un site, à écrire pour être lu et à optimiser pour être trouvé.

Ce blog improvisé a été bien plus qu’un carnet de voyage.
Il a été mon premier laboratoire : SEO, rédaction, tests, piratage, reconstruction, organisation, décision business et validation marché.

Under The Rocks n’a pas façonné une carrière de blogueur.
Il a façonné ma manière de penser le digital.

Blog de voyage - Under The Rocks - D'une idée vagabonde est née
une aventure entrepreneuriale..
Blog de voyage – Under The Rocks – D’une idée vagabonde est née
une aventure entrepreneuriale..

1. Pourquoi Under The Rocks est né ?

L’idée d’Under The Rocks n’est pas née en Australie, mais bien avant notre départ.
En préparant notre PVT, Guillaume et moi réalisions à quel point il était difficile d’obtenir des informations fiables. Chaque étape semblait floue : comment obtenir le visa, quel budget prévoir, comment trouver un job, où se loger, quelles démarches anticiper… Même l’obtention du PVT avait été stressante : envoyer nos passeports par la poste, attendre sans certitude, espérer que tout arrive à temps.

C’est dans ce brouillard administratif qu’une évidence est apparue :
si nous nous posions toutes ces questions, d’autres Français se les posaient aussi.

Alors, avant même d’embarquer, une idée simple s’est imposée : créer un espace clair, honnête, utile, où deux voyageurs partageraient ce que personne ne prend le temps d’expliquer. Pas un projet ambitieux, juste une réponse concrète à un besoin réel.

Lorsque nous arrivons à Melbourne en décembre 2017 — après plusieurs semaines de démarches, d’attentes et de doutes — l’idée devient une évidence. Installés chez ma famille, on a enfin un point d’ancrage. On vit nos premières démarches australiennes, on découvre le fonctionnement local, on accumule des questions et surtout… des réponses.

Alors on se lance.
Sans stratégie. Sans expérience. Sans objectif business.
Juste l’envie d’aider ceux qui vivront la même chose que nous.

Under The Rocks démarre ainsi :
une idée née dans l’inconnu, transformée en projet dès le premier jour sur le sol australien.

2. Les premiers pas : créer un blog sans expérience

Quand on décide d’ouvrir Under The Rocks, je n’ai aucune maîtrise technique. Pas de formation WordPress, pas de notion de SEO, pas de compréhension d’hébergement ou de sécurité. Je veux juste un blog qui fonctionne pour partager ce qu’on vit en arrivant en Australie.

Alors je commence de la manière la plus naïve mais aussi la plus formatrice possible :
je crée le site en local sur mon ordinateur.

Installer WordPress, tester un thème, bricoler un menu, comprendre comment ajouter une page… chaque manipulation est une découverte. Je casse le site, je le répare, je recommence. Rien n’est optimisé mais tout m’apprend quelque chose. C’est mon premier vrai contact avec la création web.

Quand la première version semble assez stable, je passe à l’étape suivante :
mettre le site en ligne.

Je choisis 1&1 (aujourd’hui IONOS) sans réfléchir, simplement parce que c’est le seul nom que je connais. Je découvre alors ce que signifie vraiment “héberger un site” :
transférer des fichiers, gérer une base de données, connecter un nom de domaine, faire en sorte que tout s’affiche correctement. C’est laborieux, mais une étape essentielle qui me donne une vision concrète du fonctionnement d’un site au-delà du simple design.

Une fois en ligne, on commence à écrire nos premiers articles.
Tout ce qu’on vit devient un contenu utile :
comment obtenir un TFN, ouvrir un compte bancaire, trouver un job, estimer son budget, éviter les pièges administratifs. Notre quotidien se transforme en ressources pour ceux qui rêvent de partir en PVT.

Et puis arrive ma première vraie claque digitale :
le site se fait pirater.

En un instant, tout disparaît. C’est mon premier contact avec la cybersécurité, les sauvegardes, la restauration, la prévention. Plutôt que d’abandonner, je reconstruis tout de zéro. Ce qui devait être un simple blog devient un terrain d’apprentissage accéléré : création web, technique, hébergement, gestion des bugs, résilience.

Sous-estimé au départ, Under The Rocks devient finalement un projet fondateur :
le point d’entrée dans mon futur métier, où j’ai appris ce qu’aucune formation ne m’aurait enseigné aussi vite.

3. Structurer Under The Rocks en France : transformer un blog personnel en vrai projet

Lorsque je rentre en France pour intégrer mon Master 1 en Marketing Digital à l’ISEG, je ne considère plus Under The Rocks comme un simple blog lancé en Australie. J’y vois un terrain d’expérimentation unique, un espace où je peux appliquer ce que j’apprends, tester des idées et continuer à développer mes compétences digitales. C’est à ce moment-là que le projet change d’échelle.

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Je propose à trois camarades de promo — Marc, Simon et Élodie — de travailler avec moi pour accélérer la création de contenu. Travailler à quatre permet de multiplier les articles, diversifier les sujets et maintenir un rythme régulier. Chacun apporte son style, sa sensibilité, son angle. Très vite, nous mettons en place une organisation simple mais efficace pour répartir les sujets, suivre les publications et garantir une cohérence éditoriale.

C’est la première fois que je coordonne un petit groupe autour d’un objectif digital.
Et c’est là que j’apprends :
gérer une équipe, structurer une charge de travail, relancer quand c’est nécessaire, recadrer quand il faut, maintenir la motivation, assurer la cohérence globale. Ces compétences, que j’utilise aujourd’hui dans mes projets professionnels, ont commencé ici.

En parallèle, je veux faire évoluer Under The Rocks au-delà du simple partage d’expérience. Je commence à réfléchir au positionnement, à la valeur ajoutée et à ce que le site pourrait devenir. C’est là que naît l’idée d’ajouter une rubrique “Objets de voyage” destinée à ceux qui préparent un long périple ou un tour du monde. Cette nouvelle section permet d’aborder le projet sous un angle plus stratégique : comment créer de la valeur, comment répondre à un besoin réel, comment générer un début de monétisation.

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Pour structurer le projet, j’utilise des outils que j’apprends à connaître en cours ou en autodidacte : Trello, Milanote, Asana. Ils me permettent de clarifier l’arborescence du site, d’organiser les idées, de planifier les publications et de visualiser l’évolution du projet. À ce moment-là, Under The Rocks commence à ressembler à un véritable mini business digital, même si l’objectif reste encore principalement pédagogique.

Travailler en équipe rend le projet plus riche, mais aussi plus complexe. Les rythmes diffèrent, les motivations varient, les contraintes personnelles influencent l’organisation. Je découvre alors qu’un projet ne progresse jamais tout seul : il faut le porter, le cadrer, le conduire. Cette expérience me montre que, même avec un sujet passionnant, l’énergie du groupe n’est jamais acquise et doit être cultivée.

Cette période française d’Under The Rocks marque une transition importante :
le projet passe d’une idée spontanée, née en Australie, à un véritable projet digital structuré, capable d’évoluer, de s’enrichir et de servir de terrain d’apprentissage avancé.

C’est aussi la première fois que je prends conscience que j’aime construire, organiser et faire avancer un projet digital sur la durée — pas seulement créer quelque chose, mais lui donner une direction.

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4. Découvrir le SEO : comprendre Google en conditions réelles

À ce stade, Under The Rocks n’était toujours pas un projet “stratégique”. On écrivait pour aider, on publiait au fil des expériences et on avançait intuitivement. Pourtant, c’est précisément cette spontanéité qui m’a permis de découvrir le SEO d’une manière que même une formation ne m’aurait pas enseignée : dans la vraie vie, avec un vrai site, un vrai trafic et des résultats concrets.

Au début, je ne cherchais absolument pas à “référencer un article”. Je structurai les contenus comme je pensais que quelqu’un aimerait les lire : des titres clairs, des réponses simples, des explications détaillées. Sans le savoir, j’étais déjà en train d’appliquer des bases solides de rédaction SEO. Puis les premières positions sont arrivées. Certains articles ont commencé à apparaître en première page de Google, parfois même en top 1, sur des sujets ultra concurrentiels ou totalement improbables.

C’est là que j’ai compris quelque chose de fondamental :
Google récompense la clarté, la structure et le contenu réellement utile.

Ce blog, monté sans expérience, atteignait environ 1 000 visiteurs par mois, uniquement grâce au référencement naturel. Pas de publicité, pas de réseaux sociaux, pas de backlinks achetés. Juste du contenu pertinent publié régulièrement. Ce résultat m’a donné confiance dans ma capacité à comprendre comment fonctionne l’algorithme, à analyser ce qui plaît aux lecteurs et à améliorer progressivement la visibilité d’un site.

Under The Rocks est aussi devenu un terrain de test. Dès que je voulais vérifier une hypothèse SEO, j’utilisais le blog comme laboratoire :
tester de nouveaux formats d’articles, valider des titres, modifier des structures, intégrer des mots-clés, étudier l’impact du maillage interne. J’ai même exploré des thématiques très éloignées du voyage pour mesurer comment Google réagissait. Par exemple, certains contenus sur des sujets atypiques — comme un rappeur français ou les Ladyboys — se sont classés en top 1, ce qui m’a permis d’observer les logiques de ranking dans des niches totalement différentes.

Ces expérimentations m’ont donné un avantage immense : comprendre le SEO non pas “en théorie”, mais dans le concret, avec des données réelles. Je voyais ce qui montait, ce qui stagnait, ce qui disparaissait, et je comprenais pourquoi. J’apprenais à lire Search Console, à interpréter les impressions, à identifier les opportunités sémantiques, à améliorer les articles qui sous-performaient.

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Cette montée en compétence s’est faite naturellement, sans pression, dans un environnement parfait pour apprendre : un projet personnel, sans enjeu financier, mais avec un vrai potentiel d’analyse. C’est grâce à Under The Rocks que j’ai compris que le SEO n’était pas seulement une question de mots-clés, mais un équilibre entre intention de recherche, qualité éditoriale et compréhension du comportement utilisateur.

En découvrant ces mécanismes, j’ai pris conscience que le référencement naturel allait jouer un rôle majeur dans ma carrière. Et c’est aussi ici que j’ai commencé à développer ma manière d’aborder les projets : observer, tester, analyser, ajuster. Un état d’esprit qui ne m’a plus jamais quitté.

5. Tester un modèle e-commerce : packs, partenariats et premières décisions business

À force d’alimenter Under The Rocks, une question a commencé à me trotter en tête : est-ce que ce blog pouvait devenir plus qu’une source d’informations ? Est-ce qu’il pouvait générer un début de revenu, ou au moins financer ses propres coûts ?
L’idée d’ajouter une dimension e-commerce s’est imposée assez naturellement. Beaucoup de voyageurs cherchent des conseils, mais aussi du matériel pour préparer un long périple. Alors je décide de créer des packs d’objets de voyage : une sélection d’accessoires essentiels pour ceux qui partent plusieurs mois à l’étranger.

Je me lance sans expérience. J’installe WooCommerce sur le site, je configure des fiches produits, je construis des pages dédiées aux packs. Un ami investit 1 000 € pour constituer le premier stock, que j’achète directement sur AliExpress. L’idée était simple : créer des kits prêts à l’emploi, pratiques, utiles, mais difficiles à trouver en une seule commande ailleurs.

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C’est aussi à cette période que j’obtiens mon premier partenariat de marque.
Je contacte à froid LastSwab, une entreprise danoise pionnière dans les cotons-tiges réutilisables. Le dirigeant me répond, on échange au téléphone, et j’obtiens une réduction de 50 % sur leurs produits pour les revendre sur Under The Rocks.
C’est la première fois que je démarche une marque, que je négocie une collaboration et que je réfléchis à un positionnement produit. Rien que cette mini-expérience m’a appris l’importance de l’audace, de la prise de contact directe et de la capacité à créer des opportunités à partir de rien.

Mais avant d’investir plus loin, il fallait une réponse essentielle :
est-ce que les voyageurs achètent réellement des packs tout prêts ?

Un entrepreneur rencontré aux ApéroTech à Toulouse me donne un conseil radical :
« Va à l’aéroport. Achète un billet. Passe les portiques. Parle aux voyageurs. Tu sauras si ton idée tient debout. »
Je suis ce conseil au pied de la lettre. J’achète un billet Toulouse → Madrid uniquement pour accéder à la zone d’embarquement. Pendant quatre à cinq heures, j’interroge des dizaines de voyageurs sur leurs habitudes d’achat avant un tour du monde.

Le résultat est clair :
→ très peu de gens font un tour du monde,
→ ceux qui le font ont déjà leurs objets,
→ personne n’achète un pack complet,
→ chacun préfère piocher des articles séparés selon ses besoins.

Ce test terrain m’a offert une leçon fondamentale :
on ne valide jamais un business derrière un écran.
On le valide en face des vrais utilisateurs.

L’e-commerce n’a donc pas décollé. Mais ce pivot a été crucial : au lieu d’insister sur une mauvaise idée, j’ai appris à analyser, à mesurer et à trancher avec lucidité.

Et ironie de l’histoire : même si la boutique n’a pas fonctionné, ma collaboration avec LastSwab m’a permis plus tard de leur vendre une prestation SEO.
Preuve que chaque initiative, même infructueuse, peut générer de la valeur ailleurs.

Cette phase e-commerce d’Under The Rocks m’a donné mes premières bases en :
→ construction de tunnel d’achat
→ gestion de produit
→ analyse marché
→ pricing
→ prospection à froid
→ partenariats
→ prise de décision business
→ abandon raisonné d’un modèle non viable

Des compétences que j’utilise encore aujourd’hui dans tous mes projets digitaux.

6. Valider le marché sur le terrain : une après-midi à l’aéroport qui change tout

Quand l’idée des packs d’objets de voyage commence à prendre forme, je sens qu’il manque quelque chose : la preuve que cette idée correspond vraiment à un besoin réel. Créer des fiches produits, investir dans du stock ou faire du marketing n’a aucun sens si personne n’achète ce type de pack. Et c’est à ce moment-là qu’un entrepreneur rencontré aux ApéroTech me donne un conseil aussi simple que brutal :
« Si tu veux savoir si ça marche, arrête de supposer. Va demander aux voyageurs. »

Il me propose une méthode radicale : acheter un billet d’avion, passer les contrôles de sécurité et interroger directement les voyageurs en zone d’embarquement. Ça paraît extrême, presque disproportionné pour un petit projet étudiant… mais c’est justement pour ça que c’est une excellente idée.

Je décide de le faire.
Je prends un billet pour Madrid — uniquement pour passer les portiques — et je me rends à l’aéroport de Toulouse pour interroger les gens. Pendant quatre à cinq heures, j’aborde les voyageurs en partance pour l’étranger, je pose des questions ouvertes, je m’intéresse à leurs habitudes, à leurs préparatifs, à leurs achats, à leurs attentes.

Ce que j’apprends ce jour-là vaut plus que toutes les analyses théoriques :
→ très peu de voyageurs sont en tour du monde
→ ceux qui le sont ont déjà leurs objets essentiels
→ personne n’achète un pack complet
→ chacun construit sa propre liste, selon ses besoins personnels
→ la promesse “tout-en-un” ne correspond pas au comportement réel des utilisateurs

La conclusion est implacable :
le marché que j’imaginais n’existe pas.

Ce moment marque un tournant. Je comprends que créer un projet, ce n’est pas avoir une idée et la pousser jusqu’à ce qu’elle fonctionne…
c’est écouter la réalité, accepter les données, et prendre des décisions honnêtes, même si elles remettent tout en question.

Cette étude terrain m’a appris trois compétences clés que j’applique encore aujourd’hui :

  1. Valider un marché avant d’investir
    Ne jamais engager temps ou argent sans preuve concrète que des utilisateurs veulent ce qu’on propose.
  2. Sortir du bâtiment
    Les meilleures réponses ne se trouvent pas sur Google Analytics, mais au contact direct des utilisateurs.
  3. Savoir trancher sans émotion
    Même quand on croit dur à une idée, ce sont les faits qui doivent décider, pas l’attachement personnel.

En un après-midi, Under The Rocks m’a enseigné plus de choses sur le product thinking, la validation d’idée et la réalité du terrain que n’importe quel livre.
C’est l’un des apprentissages les plus précieux de tout ce projet — et une compétence que je réutilise aujourd’hui dans chaque mission digitale ou entrepreneuriale.

7. Les résultats concrets : trafic, positions Google et compétences qui ont façonné ma carrière

Même si Under The Rocks n’avait aucune ambition commerciale au départ, le projet a rapidement généré des résultats très concrets. Grâce à un contenu utile, structuré et publié régulièrement, le blog a commencé à attirer un public sans aucune publicité. À son pic, le site accueillait près de 1 000 visiteurs par mois, uniquement grâce au référencement naturel.

Mais au-delà du trafic, ce sont surtout les positions Google qui ont été déterminantes dans mon apprentissage. Plusieurs articles se sont classés en première page, parfois même en top 1, sur des sujets très compétitifs ou totalement inattendus. Certains contenus sur la vie en Australie performaient très bien, mais des tests sur d’autres thématiques — comme un rappeur français ou la culture Ladyboy — se sont également hissés en haut des résultats.
Ces expériences m’ont permis de comprendre les mécaniques du search bien mieux que n’importe quel cours théorique.

Grâce à Under The Rocks, j’ai appris à :
→ analyser l’intention de recherche
→ structurer un article pour maximiser sa lisibilité
→ améliorer un contenu qui stagne
→ lire et interpréter Search Console
→ identifier ce qui fait réellement monter une page
→ comprendre ce que Google valorise ou pénalise
→ optimiser un site sans outils avancés
→ développer un sens critique sur la qualité d’un contenu
→ tester, observer, ajuster et recommencer

Ce projet m’a donné une connaissance instinctive du SEO. Pas un SEO “académique”, mais un SEO construit sur l’expérience, sur l’expérimentation, sur l’analyse du réel. C’est aussi là que j’ai compris que j’aimais observer, mesurer et optimiser — des compétences qui sont aujourd’hui au cœur de mon métier.

Under The Rocks a aussi été le point de départ d’opportunités inattendues. Le partenariat avec LastSwab, par exemple, s’est transformé en prestation SEO : création de pages optimisées en référencement naturel pour leur boutique. Une preuve que même un projet personnel peut créer des connexions professionnelles tangibles.

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Au final, ce blog a été bien plus qu’un site de voyage. Il m’a permis de :
→ comprendre comment acquérir du trafic naturellement
→ mesurer l’impact des bonnes pratiques éditoriales
→ développer une vision stratégique du contenu
→ maîtriser les fondations d’un site WordPress
→ prendre confiance dans mes capacités à générer de la visibilité
→ créer mes premières prestations rémunérées grâce à mes compétences

Ces résultats ont posé les bases de tout ce que j’ai construit ensuite : mes missions en SEO, mes prestations digitales, mon agence FONSEO, et même ma capacité à lancer des projets comme Moovers.

Under The Rocks n’a pas changé le monde.
Mais il a changé ma manière d’aborder le digital, et c’est ce qui importe vraiment.

8. La fin du projet : pourquoi j’ai arrêté Under The Rocks et ce que ça m’a appris

Comme beaucoup de projets personnels, Under The Rocks a évolué, grandi, puis fini par atteindre sa limite naturelle. Quand j’ai commencé à me professionnaliser vraiment dans le digital — entre mes études, mes missions en freelance et mes premières expériences en entreprise — il devenait difficile de continuer à alimenter le blog avec le même rythme et la même énergie.

Au fil des années, le site continuait à attirer du trafic, mais l’objectif initial n’était plus aligné avec ma réalité d’aujourd’hui. Je n’étais plus en Australie, je ne faisais plus de voyage long format, et je ne produisais plus de contenu lié à cette thématique. Le projet n’avait plus de raison d’évoluer, même s’il restait une pièce importante de mon parcours.

À un moment, j’ai même exploré une forme de monétisation ponctuelle : vendre des backlinks à d’autres sites pour financer l’hébergement. Cela m’a rapporté environ 150 € par an, ce qui m’a permis de garder Under The Rocks en ligne un certain temps, sans pression. Mais ce n’était ni un vrai business, ni un projet stratégique. Juste une manière de prolonger sa durée de vie.

Finalement, j’ai choisi d’arrêter le site en février 2024.
Pas par lassitude, mais par lucidité.
Un projet qui ne sert plus ton présent ne doit pas retenir ton énergie.

Aujourd’hui, le domaine n’est plus à moi et d’autres l’utilisent pour leurs propres usages. Et ce n’est pas un problème. Under The Rocks a rempli sa mission :
me former, me révéler, m’apprendre à construire, structurer, analyser, tester, corriger, abandonner et recommencer.

Voici ce que la fin de ce projet m’a réellement appris :

Savoir arrêter au bon moment est une compétence
Beaucoup d’entrepreneurs s’attachent trop longtemps à un projet par ego.
Moi, j’ai appris à reconnaître quand un cycle se termine.

Un projet peut être un succès même s’il ne rapporte pas d’argent
Under The Rocks n’a pas été rentable.
Il a été fondateur.
Et c’est bien plus important.

L’expérience accumulée vaut plus que le projet lui-même
SEO, WordPress, e-commerce, gestion d’équipe, validation marché…
Tout cela est devenu un socle de compétences que j’utilise aujourd’hui au quotidien.

Chaque projet te prépare pour le suivant
Sans Under The Rocks, je n’aurais jamais acquis les réflexes digitaux qui m’ont ensuite permis de travailler avec Yousign, Semji, Webloom, Zoomalia ou Odysem.
Je n’aurais jamais monté FONSEO.
Je n’aurais peut-être même pas lancé Moovers.

Under The Rocks s’est terminé, mais tout ce qu’il m’a appris continue de vivre dans chaque mission, chaque réflexion stratégique, chaque projet que je porte aujourd’hui.

C’était un blog de voyage.
C’était aussi le point de départ de ma carrière dans le digital.

📎 Ressources du projet Under The Rocks

Pour aller plus loin et explorer les documents qui ont accompagné le développement du projet, vous pouvez consulter les fichiers suivants :

  1. Thèse TBS – “Le digital dans les voyages” (2020)
    Analyse approfondie du projet et du contexte digital
    👉 Voir le PDF
  2. Étude terrain – Aéroport & Blog (2019)
    Méthodologie et résultats de l’enquête effectuée auprès des voyageurs
    👉 Voir le PDF
  3. Présentation Under The Rocks – Open ISEG (2019) – Livrable cours
    Présentation académique du projet, structure, objectifs et résultats
    👉 Voir le PDF
  4. Lancement E-commerce – Under The Rocks (2019)
    Document détaillant l’analyse du marché, la réflexion autour des packs de voyage, le choix des produits, la stratégie e-commerce et les apprentissages tirés du test réel.
    👉 Voir le PDF

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