Moovers : une communauté entrepreneuriale et une application pour tout centraliser

par | 9 Déc 2025 | Projets Digitaux

Moovers m’a transformé : un projet intense, humain et formateur qui révèle ma vraie expérience d’entrepreneur.

Créer Moovers a été l’un des projets les plus ambitieux, les plus passionnants… et les plus éprouvants de mon parcours entrepreneurial.
Quand je suis revenu de Thaïlande, début 2024, j’avais une conviction simple : les entrepreneurs sont trop souvent seuls, isolés dans leurs projets, leurs doutes, leurs victoires. Je voulais créer un espace où ils pourraient enfin se rencontrer, s’entraider, se recommander… et ne plus avancer chacun dans leur coin.

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Alors j’ai commencé avec un simple afterwork.
80 personnes à la Levrette Café.
Puis 50 à l’Afrique du Monde.
Puis 100, puis 200, puis jusqu’à 10 événements par mois en décembre 2024.
Une communauté était en train de naître. Une énergie incroyable circulait.

Mais très vite, j’ai vu les limites du modèle.
Un groupe WhatsApp à plus de 300 personnes devenu ingérable.
Des notifications à n’en plus finir.
Des messages perdus.
Et surtout : aucun outil structuré pour canaliser tout ça.

C’est là qu’est née l’idée de Moovers :
👉 créer une application capable de centraliser les événements, les profils, les discussions, les offres, les demandes et les opportunités.
Un outil pensé par un entrepreneur, pour les entrepreneurs.

J’ai monté une équipe.
On a créé une première version low-code.
Puis une version Flutter.
Puis une application web.
On a organisé des lancements, des afterworks géants, des interclubs, des partenariats prestigieux…
J’ai dépensé plus de 13 000 €, j’ai recruté deux alternants, j’ai passé des nuits entières à repenser l’offre, le prix, le modèle économique.

Et pourtant, malgré l’énergie, le cœur, la vision,
👉 Moovers s’est heurté à l’un des marchés les plus difficiles qui existent : celui des solopreneurs, un public exigeant, instable, habitué au gratuit et peu prêt à s’engager financièrement.

Ce projet a été un mélange de réussite humaine et d’échec économique.
J’y ai appris le management, le SaaS, la prospection à grande échelle, la gestion d’équipe, les pitchs publics devant 100 personnes, la structuration d’une offre…
Mais surtout, j’y ai appris à quel point la solitude de l’entrepreneur est réelle — et pourquoi, paradoxalement, il est si difficile de réunir ceux qui en souffrent.

Moovers n’a pas encore atteint ce que je rêvais d’en faire.
Mais il a transformé ma manière de comprendre les communautés, les produits, les humains… et la réalité du marché.

Ceci est son histoire.

1. Le contexte : retour de Thaïlande et volonté de créer du lien entre entrepreneurs

En février 2024, après plusieurs mois passés en Thaïlande, je rentre en France avec une intuition profonde : le manque de lien humain est l’un des plus grands freins du parcours entrepreneurial. Là-bas, j’avais vu des communautés soudées, des cercles d’entraide naturels, des espaces où les entrepreneurs se rencontrent facilement, partagent leurs expériences, leurs galères, leurs réussites.

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En France, et particulièrement à Toulouse, la réalité était tout autre.
Les entrepreneurs travaillent seuls, avancent seuls, doutent seuls… et n’ont finalement que très peu d’occasions de se rencontrer en dehors des réseaux d’affaires traditionnels — souvent rigides, coûteux, formatés, et basés sur des méthodes qui ne conviennent pas à tout le monde.

J’avais envie d’autre chose.
D’un modèle plus humain, plus spontané, plus moderne, plus accessible.
Un espace où l’on pourrait :

  • discuter sans pression,
  • créer du lien authentique,
  • s’entraider naturellement,
  • développer des opportunités sans obligation,
  • et simplement se sentir entouré dans un parcours qui, la plupart du temps, ne l’est pas.

À ce moment-là, Moovers n’existe pas encore.
Il n’y a ni application, ni communauté structurée, ni vision stratégique posée sur un papier.
Juste une idée simple : rassembler des entrepreneurs autour d’un verre, et voir ce qui se passe.

C’est avec cette énergie, naïve mais sincère, que j’ai posé la première pierre de ce qui allait devenir le projet le plus intense (et le plus formateur) de toute mon année 2024.

2. Les débuts : premiers afterworks à 80+ participants et naissance d’une dynamique locale

Pour tester l’idée, j’ai décidé d’organiser un premier afterwork.
Pas de stratégie complexe, pas de branding, pas d’application : juste un événement simple, humain, ouvert à tous les entrepreneurs toulousains.
J’ai réservé un espace à la Levrette Café, un bar connu du centre-ville… et j’ai lancé quelques invitations.

Afterwork Moovers

Je m’attendais à 15 ou 20 personnes.
Nous avons été 80.

La salle était pleine, l’ambiance était électrique, les conversations fusaient dans tous les sens.
Beaucoup de participants me disaient :

« Ça fait du bien de rencontrer d’autres entrepreneurs, on en avait vraiment besoin. »
« C’est rare de trouver un événement avec autant de bienveillance. »

C’est à ce moment-là que j’ai compris que le besoin était réel.
Les entrepreneurs cherchaient un lieu où se retrouver autrement — sans pitch obligatoire, sans pression commerciale, sans cadre rigide.
Juste un espace où être soi-même.

Pour confirmer l’essai, j’ai organisé un deuxième événement à L’Afrique du Monde.
La même magie a opéré : plus de 50 personnes ont répondu présentes.

Petit à petit, ce qui n’était qu’une idée s’est transformé en dynamique locale.
Les gens venaient, revenaient, invitaient leurs amis entrepreneurs, en parlaient autour d’eux.
Et moi, je me retrouvais, presque malgré moi, à animer l’un des réseaux informels d’entrepreneurs les plus actifs de Toulouse.

Ce n’était plus un test :
👉 un vrai mouvement était en train de naître.

À partir de là, tout est allé très vite.
Je me suis mis à organiser non plus un événement par mois… mais deux, puis trois, puis quatre.
Jusqu’à atteindre un record : 10 événements en décembre 2024, dans toute la ville.

Moovers était encore invisible en tant que marque — mais la communauté, elle, existait déjà.

3. La croissance fulgurante des événements : de 1 par mois à 10 par mois en décembre 2024

Ce qui n’était au départ qu’une expérience sociale s’est très vite transformé en véritable phénomène local.
À chaque nouvel afterwork, le bouche-à-oreille renforçait la dynamique. Les entrepreneurs parlaient de Moovers comme d’un espace différent, plus humain, plus spontané, plus vrai.

En quelques semaines, l’organisation d’un événement par mois ne suffisait plus.
Alors j’ai augmenté le rythme.

  • 2 événements par mois
  • puis 3,
  • puis 4,
  • parfois 5, selon les opportunités et les lieux disponibles.

Cette cadence folle a culminé en décembre 2024, où Moovers a organisé 10 événements entrepreneuriaux en un seul mois.
Une intensité que très peu de réseaux parviennent à atteindre, même ceux structurés depuis plusieurs années.

Pourquoi ça marchait aussi fort ?

Parce que les entrepreneurs ressentaient un manque auquel Moovers répondait parfaitement :

  • un lieu où se sentir moins seul,
  • une ambiance bienveillante,
  • zéro obligation commerciale,
  • des rencontres spontanées,
  • des échanges naturels et authentiques,
  • des connexions humaines avant tout.

À chaque événement, je voyais des sourires, des collaborations, des discussions profondes, des amitiés naître.
Et ça, c’était la preuve que nous touchions quelque chose de juste.

Mais cette croissance avait un prix

Car derrière ces 10 événements, il y avait :

  • la logistique,
  • la communication,
  • les messages d’invitation,
  • les relances,
  • les partenariats lieux,
  • le suivi des participants,
  • l’animation sur place,
  • et des heures de préparation.

Le tout… porté presque seul.

Cette expansion, aussi excitante soit-elle, commençait à révéler une limite majeure :
👉 un projet humain peut grandir vite… mais sans structure, il devient vite ingérable.

Et c’est précisément ce qui a mené à la prochaine étape :
l’obligation de sortir du simple groupe WhatsApp pour construire quelque chose de plus solide.

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4. Le groupe WhatsApp : 300+ membres, surcharge, chaos et limites structurelles

L’étape suivante du projet s’est imposée naturellement : rassembler toute la communauté dans un seul espace d’échange.
WhatsApp semblait la solution la plus simple, la plus directe, la plus accessible.

Alors j’ai créé un groupe.

Et en quelques semaines, il a explosé :
👉 plus de 300 entrepreneurs y étaient réunis.

C’était une force… mais surtout le début du chaos.

1. Trop de messages, trop vite

À peine un membre posait une question que 10 personnes répondaient.
À peine un message professionnel était posté qu’il disparaissait sous 40 discussions hors sujet.

Le groupe sonnait toute la journée, littéralement chaque minute.
Pour certains, c’était ingérable.
Pour d’autres, anxiogène.
Pour beaucoup, épuisant.

Rapidement, les retours ont été unanimes :

« Je n’arrive plus à suivre. »
« J’ai désactivé les notifications tellement ça sonne. »
« On perd les infos importantes dans la masse. »

2. Une impossibilité totale de structurer les échanges

WhatsApp n’est pas conçu pour :

  • organiser des discussions thématiques,
  • trier les messages,
  • retrouver des infos importantes,
  • centraliser des événements,
  • gérer une communauté large.

Les entrepreneurs cherchaient de l’ordre,
et WhatsApp n’offrait que du bruit.

3. Un outil qui dévore l’énergie

Animer 300 personnes dans un chat à flux tendu, c’est :

  • vivre avec le téléphone qui vibre 200 fois par jour,
  • devoir répondre pour maintenir l’ambiance,
  • gérer les conflits,
  • rappeler les règles,
  • nettoyer les spams,
  • rassurer ceux qui se sentent noyés.

À ce moment-là, Moovers n’était plus juste un projet :
👉 c’était devenu un travail à temps plein, sans structure pour l’encadrer.

4. Le besoin d’un outil plus sérieux devient évident

Le constat était clair :

  • WhatsApp était trop limité.
  • La communauté grandissait trop vite.
  • Et j’avais besoin d’un endroit où tout centraliser.

C’est là que l’idée fondatrice de Moovers — l’application mobile — a émergé.

Une plateforme unique, pensée pour :

  • les événements,
  • les discussions,
  • les profils entrepreneurs,
  • les offres et demandes,
  • les partenariats,
  • la mise en relation.

WhatsApp avait permis de lancer le mouvement,
mais désormais… il l’étouffait.

Il était temps de passer à quelque chose de plus ambitieux.

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5. La première application Moovers : création en Flutterflow avec Loïc, Théo et Éric

À ce stade, il était clair que WhatsApp ne pouvait plus absorber la croissance de la communauté.
Il fallait un outil. Un vrai.
Un endroit où centraliser les événements, structurer les échanges, donner de la visibilité aux entrepreneurs, créer une expérience simple et maîtrisée.

C’est là qu’est née l’idée de créer la première application Moovers.

Et comme souvent dans l’entrepreneuriat, la vie m’a mis sur la route des bonnes personnes au bon moment.

1. La rencontre avec Loïc, Théo et Éric

À l’automne 2024, je rencontre Loïc, étudiant développeur, qui me parle de deux autres amis à lui : Théo et Éric.
Tous les trois passionnés, motivés, curieux, brillants.

Je leur propose un deal :
👉 construire ensemble la toute première version de l’application Moovers.

Pas en code natif : je voulais aller vite, tester, prototyper.
Nous choisissons donc Flutterflow, une solution low-code permettant de construire une application fonctionnelle rapidement.

2. Le développement de la V1

Pendant plusieurs semaines, nous travaillons intensément :

  • définition des écrans,
  • parcours utilisateur,
  • fonctionnalités essentielles,
  • design,
  • base de données,
  • tests internes.

L’objectif est clair :
créer une app capable de structurer ce que WhatsApp ne peut pas gérer.

On y intègre :

  • un fil de discussion,
  • une messagerie privée,
  • un calendrier d’événements,
  • des profils entrepreneurs,
  • un espace offres/demandes.

C’est imparfait, mais c’est fonctionnel.
Et surtout : c’est réel.

3. L’implication humaine

Ces trois étudiants ont joué un rôle déterminant.
Ils travaillaient vite, bien, avec une énergie rare.
Ils croyaient au projet, à la vision, à l’idée de fédérer les entrepreneurs.

C’était une dynamique incroyable, comme si, soudain, Moovers n’était plus seulement mon projet…
👉 mais celui d’une mini-équipe alignée.

4. Le résultat : une V1 prête à être lancée

En quelques semaines, nous avons ce que peu de réseaux d’entrepreneurs ont :
✔ une vraie application
✔ multi-fonctions
✔ simple à utiliser
✔ pensée pour les entrepreneurs
✔ prête à accueillir toute la communauté

Cette première version n’était pas parfaite — rien n’est parfait dans le digital —
mais elle représentait une avancée énorme, un saut qualitatif, une matérialisation concrète du concept.

5. Le début d’une nouvelle ère

Avec cette V1, Moovers passait à un autre niveau.
Ce n’était plus seulement un groupe WhatsApp ou une série d’événements.
C’était une plateforme.
Un outil.
Un produit.

Là, vraiment, Moovers prenait forme.

Et c’est ce qui a conduit à la prochaine étape :
👉 le lancement officiel.

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6. Le lancement officiel du 31 janvier 2025 : une soirée historique et les premières réactions de la communauté

Une application n’existe vraiment qu’à partir du moment où elle rencontre ses utilisateurs.
C’est pour cette raison que j’ai décidé d’organiser une soirée de lancement officielle, un moment fort pour marquer une étape décisive dans l’histoire de Moovers.

Et cette date restera symbolique :
👉 le 31 janvier 2025, nous avons dévoilé la première version de l’application Moovers.

1. Une soirée attendue, préparée comme un véritable lancement de produit

Pour l’occasion, nous avons réuni entre 80 et 100 entrepreneurs.
Le lieu, l’énergie, l’ambiance… tout était réuni pour créer un moment mémorable.

Nous avions aussi la chance d’être accueillis dans un cadre particulier :
l’inauguration des locaux low-code Efrei School, à l’Hippodrome de Toulouse.
Un environnement parfait pour présenter un outil tech à la communauté entrepreneuriale.

Loïc, Théo, Éric et moi étions fiers :
c’était notre première vraie “release”, un lancement produit digne de ce nom.

2. Une présentation publique : montrer la vision et le futur de Moovers

Sur scène, devant près d’une centaine de personnes, j’ai présenté :

  • la philosophie Moovers,
  • les fonctionnalités clés de la V1,
  • la promesse de l’application,
  • l’ambition long terme.

C’était aussi un moment important pour moi personnellement :
👉 prendre la parole devant un public entrepreneurial
et incarner la vision du projet.

Une étape qui m’a énormément fait progresser dans la prise de parole et le leadership.

3. Les réactions immédiates : enthousiasme, curiosité et… beaucoup d’attentes

La communauté a accueilli la V1 avec :

  • excitation,
  • encouragements,
  • suggestions,
  • retours utilisateurs,
  • idées futures.

C’était galvanisant.
On sentait que Moovers répondait à un vrai besoin :
celui d’une plateforme capable d’unifier l’entrepreneuriat local.

Mais dès la première semaine, un constat est apparu :
👉 les utilisateurs attendaient beaucoup… vraiment beaucoup.

La V1 était un prototype fonctionnel, une base.
Eux voulaient déjà une plateforme aussi aboutie que Malt, LinkedIn ou Meetup.

Et c’est cette pression — et ces retours massifs — qui nous ont poussés à franchir une nouvelle étape :

recoder entièrement l’application, mais cette fois… en dur.

7. La version “en dur” : recoder toute l’application en Flutter pour les stores (App Store & Play Store)

Après le lancement de la V1 en Flutterflow, une vérité est apparue très vite :
👉 le low-code ne suffisait plus.

Les retours des utilisateurs, leurs attentes, leurs besoins… tout indiquait que pour répondre sérieusement au marché, il fallait une application plus fluide, plus rapide, plus robuste, plus professionnelle.

Flutterflow avait permis de prototyper.
Mais pour passer à l’étape supérieure, il fallait recoder l’application en dur, en Flutter.

1. Une décision lourde… mais nécessaire

Recoder une application entière, ce n’est pas un détail.
Cela signifie :

  • tout refaire,
  • tout repenser,
  • tout optimiser,
  • tout tester,
  • tout maintenir.

Mais c’était la seule manière d’avoir une application capable de tenir la route sur les stores officiels.

Et surtout :
➡️ Flutter permettait d’obtenir une application mobile native,
➡️ consultable depuis l’App Store et le Google Play Store.

Un vrai produit, visible du grand public.

2. Le travail colossal de développement avec Loïc et Théo

Je me suis appuyé une nouvelle fois sur mon équipe : Loïc et Théo, qui travaillaient déjà sur la V1.

Leur mission ?
Transformer Moovers en une vraie application SaaS, complète, fluide, moderne.

Nous avons :

  • reconstruit toutes les pages,
  • réécrit tous les composants,
  • intégré une base de données plus stable,
  • amélioré la logique de messagerie,
  • revu la gestion des événements,
  • ajouté des modules structurants (profils, recommandations, offres/demandes…).

C’était un travail titanesque.
Chaque ajout amenait une nouvelle couche de complexité.
Chaque ajustement demandait des tests.
Chaque fonctionnalité devait être pensée pour 200, 500, 1 000 utilisateurs potentiels.

3. La publication sur les stores : un moment symbolique

Lorsqu’on a enfin réussi à publier l’application sur :

  • App Store (iOS),
  • Google Play Store (Android),

ça a été un moment de fierté incomparable.
Moovers entrait dans une nouvelle dimension :
👉 celle des vraies applications technologiques.

Là où beaucoup de “réseaux d’entrepreneurs” se contentent d’un site ou d’un groupe Facebook,
noi­s… on avait une application native, moderne, disponible pour des milliers de personnes.

4. Le produit était bon…

L’application fonctionnait bien.
Elle était propre, intuitive, agréable, stable.
Les premiers utilisateurs l’appréciaient beaucoup.

Elle proposait déjà :

  • une discussion générale,
  • des messages privés,
  • un calendrier d’événements,
  • des profils façon LinkedIn/Malt,
  • des offres & demandes,
  • des réductions,
  • des recommandations.

C’était objectivement un très beau produit, surtout pour une équipe aussi petite.

5. …mais le marché ne suivait pas

Et c’est là que l’un des plus grands enseignements du projet est apparu :
🌪️ on peut avoir une super app… et un marché qui refuse de payer.

Nous avons mis en place des abonnements.
Pensés, réfléchis, testés.

Résultat :
👉 3 ou 4 abonnements seulement.
Pour des mois de travail.
Des milliers d’euros d’investissement.
Et une communauté déjà existante.

Le choc a été brutal.
Le marché des entrepreneurs — surtout des indépendants — est l’un des pires pour vendre une app ou un abonnement.
Très exigeant.
Très instable.
Très peu prêt à payer.

C’est ce qui a ensuite conduit à une énorme remise en question…
et à la suite du projet.

8. L’échec des premiers abonnements : incompréhension du marché et remise en question du modèle

Après des mois de développement, des événements à répétition, une communauté active et deux versions d’application, nous pensions avoir enfin atteint l’étape clé : la monétisation.

L’idée était simple :
👉 proposer un abonnement abordable, utile, et parfaitement aligné avec les besoins des entrepreneurs.

Tout semblait logique :

  • un réseau humain,
  • une communauté engagée,
  • des événements réguliers,
  • une application complète,
  • des fonctionnalités professionnelles,
  • un marché de 3,3 millions d’indépendants en France.

Bref, tous les signaux laissaient penser que c’était le bon moment.

Mais ce qui est logique sur le papier ne l’est pas forcément dans la réalité.

1. Une incompréhension totale de l’offre

Très rapidement, nous avons réalisé que les gens ne comprenaient pas ce que faisait Moovers.

Pour nous, c’était clair :

  • un réseau humain +
  • une application digitale +
  • des opportunités +
  • des ressources +
  • une communauté +
  • des événements.

Pour eux, c’était flou :

« C’est un réseau d’affaires ? »
« C’est une app de mise en relation ? »
« C’est une alternative à LinkedIn ? »
« C’est un club d’entrepreneurs ? »
« C’est un Meetup payant ? »

Le problème n’était pas la valeur.
👉 Le problème était la clarté.

Sans message simple, impossible de convertir.

2. Une réalité dure : seulement 3 ou 4 abonnements payants

Malgré :

  • plus de 300 membres WhatsApp,
  • des centaines de participants aux événements,
  • une app disponible sur les stores,
  • des profils complets,
  • une communication active…

👉 seuls 3 ou 4 entrepreneurs ont pris un abonnement.

C’est un choc qu’aucun créateur ne prépare vraiment :
créer un produit que les gens aiment… mais qu’ils ne veulent pas payer.

3. Le marché des solopreneurs : l’un des pires marchés

C’est l’une des plus grandes leçons du projet.

Les solopreneurs :

  • sont exigeants,
  • veulent beaucoup,
  • attendent des résultats rapides,
  • ont peu de budget,
  • comparent tout au gratuit,
  • ne veulent pas s’engager,
  • préfèrent “voir plus tard”.

Ils sont 3,3 millions en France, mais ce n’est pas un marché simple.
C’est même l’un des marchés les plus instables, émotionnels et difficiles à convertir.

D’autant plus qu’ils consomment déjà :

  • du WhatsApp (gratuit),
  • des groupes Facebook (gratuits),
  • du LinkedIn (gratuit),
  • des événements Meetup (souvent gratuits).

Très dur, dans ce contexte, d’imposer un modèle payant solide.

4. Une remise en question profonde

L’échec des abonnements a déclenché :

  • un coup d’arrêt,
  • une perte de motivation,
  • une incompréhension profonde du marché,
  • une vague de doutes,
  • et finalement… une dépression, comme tu l’as toi-même décrit.

Tout ce travail, toute cette énergie, tout cet investissement… pour quelques abonnements.
C’était un choc violent, humainement et stratégiquement.

5. La nécessité de faire une pause

Face à l’épuisement émotionnel, aux difficultés du marché et à l’absence de traction économique, tu as pris la décision la plus sage possible :
👉 mettre Moovers en pause pendant juillet et août.

Un break vital.
Un moment pour souffler, réfléchir, couper, se reposer.
Et surtout : remettre le projet à plat, sans pression.

Mais cette pause n’a pas tué Moovers.
Au contraire :
elle a ouvert la porte à une nouvelle idée, une nouvelle vision, un pivot stratégique.

Et c’est ce pivot qui a conduit à la prochaine étape.

9. L’effondrement émotionnel : burnout, pause estivale et prise de recul nécessaire

À ce moment-là du projet, j’avais l’impression d’avoir tout donné.
Des mois d’événements, deux versions d’application, une communauté active, des heures et des heures de travail… et pourtant, le modèle ne décollait pas.

Quand j’ai vu que seulement 3 ou 4 personnes prenaient un abonnement, ça m’a littéralement cassé.
Je ne comprenais pas.
Je ne comprenais plus.

J’avais une vision tellement claire :
réunir les entrepreneurs, créer un endroit où on ne serait plus jamais seuls, offrir une plateforme moderne, humaine, utile.
Et le marché, lui, restait immobile.

1. J’ai encaissé un mur

Techniquement, j’avais une app fonctionnelle.
Humainement, j’avais une communauté engagée.
Structurellement, j’avais un concept original.
Et malgré tout ça… rien ne prenait financièrement.

Je me suis posé mille fois la question :
« Pourquoi ça ne marche pas ? Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? »

Et la vérité, c’est que je ne voyais plus clair.
Je m’étais tellement investi émotionnellement dans Moovers que l’absence de traction m’a frappé de plein fouet.

2. L’accumulation m’a rattrapé

Depuis février 2024, j’avais enchaîné :

  • des dizaines d’événements,
  • 300+ entrepreneurs réunis,
  • des partenariats,
  • deux versions d’application,
  • des heures de travail en amont,
  • une pression permanente,
  • de la prospection non-stop,
  • des prises de parole en public,
  • de la gestion de communauté,
  • du management d’alternants…

Tout ça sans véritable pause.
À un moment, le corps lâche. L’esprit lâche aussi.

3. J’ai sombré

En juillet, j’ai craqué.
Je le dis très simplement : j’ai fait une grosse dépression à cause du projet.

Je n’avais plus d’énergie.
Plus de clarté.
Plus de motivation.
Je me levais épuisé, je me couchais épuisé.
Je ressentais une pression immense, une forme d’injustice aussi :
« Comment un projet aussi humain peut-il échouer à ce point ? »

Je me suis retrouvé vidé.
Et surtout : seul.

Exactement le problème que je voulais résoudre pour les autres.

4. J’ai dû mettre Moovers en pause

En juillet et août, j’ai coupé.
Je n’avais plus le choix.
J’avais besoin de souffler, de prendre du recul, de respirer un peu en dehors du projet.

Ce break m’a fait du bien.
Il m’a permis de revoir les choses avec lucidité :

  • le marché n’était pas clair,
  • l’offre non plus,
  • les entrepreneurs étaient exigeants mais peu enclins à payer,
  • et émotionnellement, je portais beaucoup trop de poids sur mes épaules.

5. Une idée est née dans ce silence

Curieusement, c’est en arrêtant de forcer que la solution est arrivée.
En août, j’ai eu un déclic :

👉 arrêter totalement l’app mobile et passer Moovers en application web
pour contourner les commissions Apple/Google, aller plus vite, et simplifier l’accès.

Ce pivot m’a redonné de l’espoir, de la motivation et de la clarté.

Parce que parfois, il faut tomber pour comprendre ce qui bloque vraiment.
Et parfois, il faut s’arrêter pour pouvoir repartir dans la bonne direction.

10. La troisième reconstruction : créer une application web pour repartir sur des bases plus saines

Pendant ma pause estivale, une chose est devenue évidente :
l’application mobile telle qu’on l’avait construite ne pouvait pas fonctionner.
Pas parce qu’elle était mauvaise — au contraire — mais parce qu’elle était trop coûteuse, trop lourde, trop contraignante pour un marché qui peine déjà à payer un abonnement à 10 €.

Et surtout… les stores Apple et Google prennent 30 % de commission.
Impossible d’être rentable avec ça.
Impossible de développer un modèle stable.
Impossible d’imaginer une croissance si chaque abonnement se faisait amputer d’un tiers.

C’est à ce moment-là que j’ai eu le déclic :
👉 il fallait transformer Moovers en application web.

1. Pourquoi passer en application web ?

Parce que c’était la seule option logique.

Une application web permettait :

  • d’éviter les 30 % de commissions,
  • d’être accessible via simple lien,
  • d’être mise à jour instantanément,
  • d’être plus légère à maintenir,
  • d’être plus facile à faire évoluer,
  • d’être moins coûteuse à développer.

En plus, les entrepreneurs n’aiment pas installer de nouvelles apps.
Par contre, ouvrir un lien web ?
Ça, tout le monde sait le faire.

2. J’ai demandé à mes développeurs… de recoder l’app une troisième fois

Et oui : trois fois.

  • Une première version en Flutterflow (low-code)
  • Une deuxième version en Flutter (native mobile)
  • Une troisième en React (web app), la version la plus logique pour le business

Ce n’est pas anodin.
C’est même exceptionnel.

Peu de projets pivotent trois fois techniquement en un an.
Peu de développeurs acceptent de tout reconstruire trois fois.
Peu de fondateurs vont aussi loin dans l’itération.

Mais j’étais convaincu que c’était la meilleure voie.
Et Loïc, Théo ont joué le jeu, encore une fois.

3. Le lancement de la version web au Mama Shelter de Toulouse

Pour lancer cette nouvelle version, j’ai décroché un partenariat avec un lieu iconique :
👉 le Mama Shelter.

On a organisé un événement ambitieux, premium, qualitatif :

  • accueil dans le Cinémama,
  • présentation de la nouvelle interface,
  • vision de Moovers partagée en live,
  • puis montée sur le rooftop pour un afterwork.

C’était le genre de lancement qui donne de la crédibilité à un projet.
Le genre de lancement qui montre qu’on prend le marché au sérieux.
Le genre de lancement qui fédère.

4. Le Mama Shelter nous lâche… 48 heures avant un événement

Deux jours avant l’afterwork d’octobre, le Mama Shelter change ses conditions :

  • obligation de prendre des formules,
  • ou consommation obligatoire à la carte.

Totalement incohérent avec ce qui avait été convenu.
Totalement injuste pour la communauté.
Totalement impossible à assumer à 48 heures de l’événement.

J’ai dû prendre une décision difficile mais nécessaire :
👉 j’ai annulé l’événement
👉 j’ai mis fin au partenariat avec le Mama Shelter

Je refuse de mettre ma communauté dans des situations bancales.
Je refuse de manquer de respect aux entrepreneurs qui me suivent.

5. Rebond : partenariat avec la SAS FESTA

Heureusement, un nouveau partenariat plus fiable a émergé :
👉 SAS FESTA, propriétaire de lieux majeurs comme :

  • Le 500 (Cartoucherie)
  • Les Halles de Gameville (Saint-Orens)

On a décidé d’organiser un événement par mois, en alternance entre ces deux lieux.

Cette décision a apporté :

  • plus de stabilité,
  • plus de qualité,
  • plus de cohérence,
  • moins de stress,
  • et un cadre idéal pour les entrepreneurs.

6. Une version enfin cohérente, stable et scalable

Cette troisième version était la bonne.
Enfin.

  • plus légère
  • plus rapide
  • plus simple
  • plus accessible
  • plus économique
  • plus alignée avec le marché
  • plus claire
  • plus facile à adopter

C’était la première fois que Moovers avait un produit qui faisait vraiment sens dans son business model.

Cette version web représentait la maturité du projet.
Et c’est ce qui a permis d’envisager la suite — malgré toutes les difficultés.

11. Les interclubs : un idéal de collaboration qui s’est heurté à la réalité des réseaux toulousains

Dans ma vision initiale, Moovers n’était pas censé devenir “un réseau de plus” dans l’écosystème toulousain.
J’avais envie de créer un pont, un espace neutre où tous les entrepreneurs — et tous les réseaux — pourraient se retrouver, échanger, collaborer sans ego et sans compétition.

J’y croyais sincèrement.
Je pensais que l’entrepreneuriat local avait tout à gagner à s’unifier un minimum.
Et c’est avec cette idée que j’ai organisé plusieurs interclubs.

Le plus marquant :

Entrepreneur Leveling au Seventies,

avec Happy Biz, Connection Club, JS & Co et Club Business Nord Toulousain.

Un concept inspiré des jeux vidéo, gamifié, fun, humain, pensé pour casser la glace, créer du lien et faire travailler ensemble des communautés qui, normalement, ne se croisent jamais.

Mais très vite, j’ai compris que j’étais le seul à croire à cette vision-là.

1. Les réseaux se voient comme des concurrents, pas comme des partenaires

Je pensais naïvement que tous allaient jouer le jeu.
Que chacun allait ramener du monde, communiquer l’événement, s’investir.

La réalité :

  • très peu ont communiqué réellement,
  • certains n’ont ramené quasiment personne,
  • la plupart venaient “voir” plutôt que participer,
  • chacun défendait son image, sa marque, son territoire.

Je suis arrivé avec une intention de collaboration.
Eux sont arrivés avec une logique de compétition.

Et ça… je ne m’y attendais pas.

2. J’ai porté l’événement quasiment seul

Dans les faits :

  • c’est moi qui ai ramené le plus de participants,
  • c’est moi qui ai organisé,
  • c’est moi qui ai structuré,
  • c’est moi qui ai fait la communication principale,
  • c’est moi qui ai animé la soirée,
  • c’est moi qui ai tenu la vision.

Et pourtant, certains réseaux attendaient d’en tirer des bénéfices sans vraiment contribuer.

Ça m’a ouvert les yeux :
👉 tout le monde veut la collaboration… tant que ce sont les autres qui la construisent.

3. Une grande déception humaine

Cet interclub a été un choc.
Je me suis rendu compte que ma vision — rassembler, aligner, unir — était beaucoup trop idealiste pour un marché où chacun protège son petit territoire.

Moi, je voulais que les entrepreneurs se mélangent réellement.
Eux voulaient souvent “profiter” du public Moovers sans donner en retour.

Je parle évidemment ici d’une tendance générale, pas individuellement de chaque personne présente.
Mais dans l’ensemble, cette expérience m’a rappelé une vérité dure :
👉 la collaboration n’existe pas réellement là où chacun pense en premier à ce qu’il peut gagner seul.

4. Moovers n’a jamais été pensé pour être un “réseau concurrent”

Je voulais créer un espace transversal, neutre, indépendant,
pas un réseau de plus dans la liste déjà longue des clubs toulousains.

Je voulais casser les silos.
Je voulais casser l’isolement.
Je voulais casser la logique “mon réseau vs le tien”.

Mais la réalité est que le marché toulousain fonctionne justement avec cette logique-là.
Et personne n’était prêt à la remettre en question.

5. Une leçon douloureuse… mais nécessaire

Cet interclub m’a appris énormément :

  • certains marchés sont profondément territoriaux,
  • la coopération n’est pas naturelle,
  • les réseaux défendent leurs intérêts avant tout,
  • vouloir unir des acteurs qui ne veulent pas s’unir est une bataille perdue d’avance.

J’ai compris que Moovers devait se recentrer sur sa propre communauté plutôt que d’essayer de convaincre des réseaux qui n’avaient aucun intérêt à collaborer sincèrement.

Ce fut une déception, oui.
Mais aussi un moment de lucidité essentiel pour la suite.

12. La réalité du marché des entrepreneurs : l’un des pires publics pour un modèle d’abonnement (et je ne le savais pas encore)

C’est probablement l’un des apprentissages les plus violents de toute l’aventure Moovers :
👉 le marché des entrepreneurs individuels est l’un des pires marchés pour vendre un abonnement.

Et pourtant, j’y croyais.
Je pensais que parce qu’ils étaient 3,3 millions en France, parce qu’ils étaient isolés, parce qu’ils avaient besoin d’un réseau…
ce serait “simple” de convertir une partie d’entre eux.

Mais la réalité du terrain m’a vite rattrapé.

1. Les entrepreneurs veulent tout… mais paient très rarement

C’est dur à dire, mais c’est vrai.
La plupart veulent :

  • des événements gratuits,
  • de la visibilité gratuite,
  • des contacts gratuits,
  • une communauté gratuite,
  • un outil gratuit,
  • des opportunités gratuites.

Ils consomment :

  • WhatsApp (gratuit),
  • LinkedIn (gratuit),
  • les groupes Facebook (gratuits),
  • les Meetups (souvent gratuits),
  • les réseaux informels (gratuits).

Donc, quand tu arrives avec une application à 9 €, 12 € ou 25 € par mois…
👉 ça bloque.

Même si l’outil est bon.
Même si la valeur est là.
Même si ça leur simplifierait la vie.

Le problème, ce n’est pas le prix.
Le problème, c’est l’habitude : ils ont toujours eu du gratuit.

2. Un marché émotionnel, instable, imprévisible

Les solopreneurs, c’est un marché très particulier.
Ils sont motivés, passionnés… mais aussi :

  • très sensibles au moindre détail,
  • très changeants dans leurs décisions,
  • très frileux financièrement,
  • très exigeants sur le produit,
  • très fatigables par les notifications,
  • très dispersés dans leurs attentes.

Beaucoup sont eux-mêmes en difficulté financière.
Ils n’ont pas de stabilité.
Ils ne peuvent pas forcément investir dans quelque chose dont la valeur n’est pas immédiate.

3. Il suffit d’une seule mauvaise expérience pour qu’ils se retirent

Une notification en trop ? → ils quittent l’app.
Un message qui ne les concerne pas ? → ils se désengagent.
Une fonctionnalité pas assez claire ? → ils arrêtent d’utiliser.
Une augmentation de prix ? → ils résistent.
Une incompréhension dans l’offre ? → ils ne s’abonnent pas.

Le marché est ultra-sensible, ultra-fragile.
L’acquisition est difficile.
Et la rétention l’est encore plus.

4. Les “bons entrepreneurs” sont rares

Il y en a, bien sûr.
Des entrepreneurs sérieux, engagés, bosseurs, prêts à investir dans leur développement.
Mais ils sont minoritaires dans la masse des indépendants.

Et Moovers attirait… tout le monde :

  • les bons,
  • les moins bons,
  • les curieux,
  • les opportunistes,
  • les passants,
  • les passifs.

Difficile de construire un produit solide avec un public aussi hétérogène.

5. J’ai compris pourquoi aucun acteur n’avait fait ce que je tentais de faire

Au début, je me disais :
« Comment ça se fait qu’il n’existe pas une app moderne, nationale, pour les entrepreneurs ?
Pourquoi personne n’a créé ça avant ? »

Maintenant je comprends.
Parce que :

  • le marché est compliqué,
  • le marché ne veut pas payer,
  • le marché est exigeant,
  • le marché est instable,
  • le marché est émotionnel,
  • et surtout : le marché n’est pas prêt pour ça.

Et ce n’est pas une question de compétence technique.
C’est une question de psychologie collective.

6. J’avais la mauvaise cible pour un modèle d’abonnement

Moovers n’était pas un mauvais produit.
Moovers n’était pas une mauvaise idée.
Moovers n’était pas mal exécuté.

Mais Moovers s’adressait à la pire cible possible pour un SaaS payant.

Et ça, je ne pouvais pas le savoir avant de tester.
Avant de souffrir.
Avant d’essayer vraiment.

Ce que cette section résume parfaitement :
👉 j’ai découvert la vérité du marché en y allant moi-même, pas en théorie.

Et cette vérité m’a obligé à revoir tout le projet.

13. Mes investissements personnels : argent, énergie, outils… et le poids financier du projet

Quand on regarde Moovers de l’extérieur, on peut croire que c’est “juste une app” ou “juste une communauté”.
Mais la réalité, c’est que ce projet m’a demandé un investissement colossal, bien au-delà de ce que la plupart des gens imaginent.

Et je parle autant d’argent que d’énergie, de temps, de charge mentale, de responsabilités…
Moovers m’a coûté beaucoup plus qu’un projet classique.

1. Plus de 13 000 € investis de ma poche

Je ne suis pas une startup financée.
Je ne suis pas une scale-up.
Je suis un entrepreneur solo, avec mes économies et mes prises de risques.

Pour faire tourner Moovers, j’ai mis plus de 13 000 € personnels dans le projet :

  • développement de l’application (Flutterflow, puis Flutter, puis Web App),
  • salaires de Loïc et Théo,
  • logiciels,
  • hébergement,
  • outils payants,
  • campagnes marketing,
  • vidéos,
  • événements,
  • branding,
  • goodies,
  • achats divers (astronautes, lumières, matériel visuel…).

Et malgré tout ça, le projet générait…
👉 300 € de MRR (revenu mensuel récurrent).

Autrement dit :
Je mettais 1 500 €, je récupérais 300 €.
Je mettais 13 000 €, je récupérais 1 000 ou 2 000 € sur l’année.

Ce n’est pas viable.
Pas avec deux alternants.
Pas avec une application à maintenir.
Pas avec une communauté aussi exigeante.

2. La fin des contrats : une décision qui m’a brisé le cœur

En décembre 2024, j’embauche Loïc en alternance.
En février 2025, je récupère Théo également.

Deux jeunes brillants.
Talentueux.
Motivés.
Loyaux.
Engagés.
Présents à chaque étape.

Mais la réalité financière m’a rattrapé :

En septembre 2025, je dois mettre fin au contrat de Théo.
Et au 31 décembre 2025, je dois faire pareil pour Loïc.

Deux décisions parmi les plus difficiles de ma vie d’entrepreneur.

Pas parce qu’ils travaillaient mal — au contraire.
Mais parce que Moovers ne générait pas assez d’argent pour les garder.

J’ai dû faire le choix que tous les dirigeants détestent :
👉 mettre la survie de ma boîte avant mes envies humaines.

3. L’énergie dépensée dans les outils, la prospection, les tests

Je ne me suis jamais reposé sur “un” canal.
J’ai tout testé. Absolument tout.

Sur la prospection :

  • LinkedIn
  • Facebook
  • Instagram
  • WhatsApp (avec un groupe + une liste de diffusion, avant de comprendre les limites)
  • Emailing via Lemlist
  • Scraping avec Scrap.io
  • Cinq boîtes Workspace Google pour envoyer des séquences
  • DM individuels
  • publications quotidiennes

Un travail monstrueux.
Invisible pour la plupart des gens, mais bien réel.

Sur les contenus :

  • vidéos avec un vidéaste,
  • créations graphiques,
  • annonces d’événements,
  • pages de vente,
  • carrousels,
  • teasers,
  • témoignages.

Sur la technique :

  • changement de CMS mobile,
  • migration totale de l’application,
  • intégration des paiements,
  • refonte totale du design,
  • restructuration régulière pour coller au marché.

4. Les aides publiques : un parcours du combattant pour peu de résultats

J’ai tenté plusieurs dispositifs :

  • Initiative Haute-Garonne,
  • Réseau Entreprendre,
  • Adie,
  • dossier de prévisionnels,
  • accompagnements,
  • présentation du projet,
  • demande de prêts d’honneur.

Finalement :
👉 très peu d’aides concrètes.
👉 des refus ou des remises en question.
👉 une charge administrative énorme pour presque rien.

Encore une fois, ce sont les entrepreneurs déjà “en place” qui obtiennent les financements.
Pas les innovateurs, pas ceux qui tentent de créer un modèle nouveau.

5. La campagne de crowdfunding

On a lancé une campagne Nouverse.
Résultat : 1 500 à 2 000 € levés.

Ça couvre… un mois de salaire développeur. Pas plus.

Et avec cette somme, impossible de :

  • produire les t-shirts et sweats promis (trop coûteux),
  • continuer le développement à la même vitesse,
  • soutenir les deux alternants.

J’ai dû, une fois encore, absorber la frustration… et accepter que Moovers n’avait pas (encore ?) trouvé son modèle économique.

14. Le management, les alternants… et tout ce que cette expérience m’a appris humainement

Moovers n’a pas été qu’un projet digital.
Ça a été une aventure profondément humaine.
Pour la première fois, j’ai dû manager une vraie équipe, porter des responsabilités humaines, accompagner des jeunes talents, déléguer, transmettre et parfois… prendre des décisions difficiles.

C’est l’une des dimensions du projet qui m’a le plus transformé, en bien comme en difficulté.

1. Travailler avec Loïc et Théo : une des plus belles parties du projet

Quand j’ai rencontré Loïc, puis Théo, j’ai tout de suite senti leur potentiel.
Ils avaient :

  • la compétence,
  • l’envie,
  • la curiosité,
  • la loyauté,
  • et le sens du travail bien fait.

Ils ont appris des frameworks, des technologies, des logiques logicielles…
Ils m’ont accompagné sur toutes les versions de l’application.
Ils ont encodé des dizaines d’écrans, implémenté des fonctionnalités complexes, corrigé des bugs, suivi mes pivots (parfois radicaux) sans jamais se plaindre.

Ils étaient jeunes, mais déjà extrêmement matures.
Et je suis fier d’avoir participé à leurs premières vraies expériences professionnelles.

2. Manager demande beaucoup plus que ce qu’on croit

Je l’ai vite compris :
👉 gérer un projet, c’est difficile.
👉 gérer un projet avec des humains, c’est encore plus difficile.

Il faut être :

  • clair,
  • patient,
  • structuré,
  • encourageant,
  • capable de dire non,
  • capable de dire oui,
  • capable d’accompagner,
  • capable d’assumer ses erreurs,
  • capable de guider même quand on doute soi-même.

J’ai appris sur le tas, comme souvent dans ma vie d’entrepreneur.
Et Moovers m’a obligé à grandir humainement.

3. L’expérience qui m’a rappelé Naturopathe Toulouse

Ce n’était pas ma première expérience de management.
J’avais déjà coordonné 4 rédactrices pour le projet Naturopathe Toulouse.

Mais là, c’était différent.
Là, il s’agissait :

  • de développeurs,
  • d’alternants,
  • de jeunes qui attendaient de moi un cadre solide,
  • et d’un projet beaucoup plus technique et vivant.

Le poids émotionnel était plus fort.
La responsabilité aussi.

4. Les décisions difficiles qui te marquent

Mettre fin au contrat de Théo, puis de Loïc…
Ça a été un des moments les plus durs de toute mon aventure entrepreneuriale.

Parce que ce n’était pas eux le problème.
C’était le modèle économique.
C’était le marché.
C’était la trésorerie.

Ce sont des décisions qu’un dirigeant doit prendre, mais qu’aucun humain n’a envie de prendre.

Et pourtant, j’ai dû le faire.
Parce qu’un dirigeant porte aussi des contraintes, des réalités, des chiffres qui ne mentent pas.

Ces décisions, même si elles m’ont brisé le cœur, m’ont appris :

  • la lucidité,
  • le pragmatisme,
  • la responsabilité,
  • la gestion de l’échec,
  • et l’importance de protéger la survie de sa propre entreprise.

5. La dure vérité : j’ai mis ma propre activité de côté pour faire vivre Moovers

Et ça aussi, c’était une erreur que j’ai dû reconnaître.
Pendant presque un an, j’ai laissé mon activité de consultant digital en pause.
J’ai arrêté de prospecter.
J’ai arrêté de vendre mes prestations.
J’ai mis toute mon énergie, tout mon temps et tout mon argent dans Moovers.

Avec du recul, je sais que c’était trop.
Que j’aurais dû garder un équilibre.
Mais quand on croit vraiment à ce qu’on construit…
on ne voit plus les signaux d’alerte.

6. Humainement, Moovers m’a donné une maturité que je n’aurais jamais eue autrement

Ce projet m’a appris à :

  • gérer des humains,
  • prendre des décisions difficiles,
  • conduire des projets complexes,
  • maintenir un cap au milieu du chaos,
  • motiver des jeunes talents,
  • accepter mes limites,
  • apprendre à demander de l’aide,
  • encaisser l’échec,
  • me relever,
  • et surtout : continuer à avancer.

Malgré les challenges, malgré les déceptions, malgré les erreurs,
j’ai énormément grandi en tant qu’entrepreneur et en tant qu’homme.

Moovers m’a fait vivre des moments très durs.
Mais il m’a aussi offert certains des plus beaux moments de ma vie professionnelle.

15. Ma prise de parole en public : comment Moovers a transformé ma posture d’entrepreneur

S’il y a bien un aspect de Moovers auquel je ne m’attendais pas, c’est l’impact que le projet allait avoir sur ma prise de parole en public.
Avant Moovers, parler devant un groupe d’entrepreneurs, tenir une salle entière, animer un événement, mettre l’énergie, l’intention, la présence… ce n’était pas naturel pour moi.

Moovers a complètement changé ça.

À force d’organiser des événements, d’accueillir des entrepreneurs, d’expliquer la vision, de présenter l’application, de lancer les soirées… j’ai fini par développer une véritable aisance.
Une aisance qui ne s’apprend pas dans les livres.
Qui ne s’apprend pas dans les formations.
Qui ne s’apprend que dans l’arène, face à des vrais humains.

1. De 10 personnes… à plus de 100

Au tout début, je prenais la parole devant 15, 20 entrepreneurs.
Puis 40.
Puis 80.
Puis 100.

L’événement où j’ai dû parler devant plus d’une centaine de personnes a été un vrai déclic.
Je me suis senti aligné, solide, légitime.
J’avais la capacité de rassembler, d’expliquer, de fédérer.
J’avais la capacité de tenir une salle entière sans trembler.

Je me suis rendu compte que j’aimais ça.

2. Moovers m’a obligé à trouver la bonne énergie

Quand tu présentes un projet à des entrepreneurs, tu dois être :

  • clair,
  • structuré,
  • inspirant,
  • convaincu,
  • convaincant,
  • simple,
  • incarné.

Tu dois donner envie.
Tu dois transmettre ta vision.
Tu dois porter une dynamique.

Moovers m’a forcé à développer cette compétence.
Parce que si je ne tenais pas la salle, personne ne le ferait à ma place.

3. J’ai appris à gérer la pression et à improviser

Parler en public, ce n’est pas juste “lire un texte”.
C’est gérer :

  • des imprévus techniques,
  • des retards,
  • des changements de programme,
  • des questions,
  • des moments de flottement,
  • des tensions dans la salle,
  • des énergies différentes.

J’ai appris à :

  • rebondir,
  • improviser,
  • allonger,
  • raccourcir,
  • dynamiser,
  • calmer,
  • accélérer,
  • inspirer.

C’est un vrai travail émotionnel et mental.

4. Moovers m’a donné une posture

Au fil des mois, j’ai senti une évolution profonde :

  • j’étais moins stressé,
  • j’étais plus clair dans ma communication,
  • je posais mieux ma voix,
  • je maîtrisais mes gestes,
  • je savais transmettre la vision.

Je n’étais plus juste “Lucas qui organise un afterwork”.
Je commençais à devenir un leader de communauté, quelqu’un capable de rassembler, d’unir, d’inspirer.

5. Une compétence que je garderai toute ma vie

Aujourd’hui, grâce à Moovers, je peux :

  • intervenir devant un public sans stress,
  • présenter un projet comme un CEO,
  • pitcher une vision,
  • lancer un événement,
  • animer une salle,
  • transmettre de l’énergie,
  • maintenir l’attention d’un groupe entier.

C’est un cadeau immense que Moovers m’a fait.
Et aucune autre expérience n’aurait pu me l’apporter de cette manière.

C’est l’un des plus grands apprentissages humains que j’ai retirés de cette aventure.

16. Les rencontres, les mentors, les soutiens… et tout ce que Moovers m’a apporté humainement

Au-delà de l’application, des événements, des chiffres, du business model ou des difficultés, Moovers m’a offert quelque chose de beaucoup plus précieux :
👉 des rencontres humaines.

Ce projet m’a permis de croiser des personnes que je n’aurais jamais rencontrées sans lui, d’avoir des conversations que je n’aurais jamais eues autrement, et de recevoir une aide que je n’aurais jamais osé demander.

Moovers m’a formé, m’a challengé, m’a ouvert.
Il m’a donné des alliés, des soutiens, des sources d’inspiration… parfois même des connexions inattendues.

1. Des entrepreneurs qui ont vraiment cru au projet

Même si beaucoup venaient pour le gratuit, j’ai aussi rencontré des entrepreneurs sincères, engagés, bienveillants.
Des personnes qui :

  • comprenaient la vision,
  • voyaient le potentiel,
  • me soutenaient réellement,
  • m’envoyaient des messages d’encouragement,
  • venaient à chaque événement,
  • partageaient Moovers autour d’eux,
  • continuaient d’y croire même quand moi j’avais du mal.

C’est grâce à eux que j’ai tenu.

2. Des mentors et des personnes qui m’ont guidé

Au fil du projet, j’ai bénéficié de l’aide de plusieurs personnes qui m’ont offert du temps, de l’écoute, des conseils précieux.
Parmi eux :

  • un mentor en conscience,
  • un expert-comptable qui m’a conseillé,
  • des entrepreneurs expérimentés,
  • des connaissances qui ont challengé ma vision,
  • des professionnels qui m’ont aidé à revoir mon modèle.

Moovers a été un aimant à intelligence :
les bonnes personnes sont arrivées au bon moment.

3. Une connexion improbable avec Oussama Ammar

À un moment, grâce au projet, j’ai même été mis en relation avec Oussama Ammar.
Pas parce que j’avais une startup scalable.
Pas parce que je cherchais une levée de fonds.
Mais parce que je portais une vision ambitieuse pour la région.

Cette connexion n’a pas changé le destin du projet, mais elle m’a rappelé une chose :
👉 moovers était un projet assez fort pour attirer l’attention de gens influents.

Ça a renforcé ma conviction.
Ça m’a permis de croire que je n’étais pas “fou” de porter une vision si grande.

4. Des discussions profondes, des liens humains sincères

À travers Moovers, j’ai eu des conversations que je n’aurais jamais eues ailleurs :

  • des entrepreneurs en plein doute,
  • d’autres en plein succès,
  • certains qui lançaient leur activité,
  • d’autres qui vivaient des échecs violents,
  • des confidences,
  • des moments de vulnérabilité,
  • des idées échangées,
  • des perspectives nouvelles.

Moovers n’était pas juste une plateforme.
C’était un miroir de la solitude entrepreneuriale.
Et chaque rencontre me renvoyait une partie de moi-même.

5. L’énergie du collectif, même imparfaite

Même si beaucoup venaient surtout consommer, il y avait quand même une énergie unique :
celle du collectif.

La sensation de :

  • rassembler,
  • guider,
  • créer du lien,
  • offrir un espace à ceux qui sont seuls,
  • faire naître des amitiés et des collaborations.

Même si ce n’était pas parfait, même si ce n’était pas stable, même si ce n’était pas rentable…
Moovers a apporté quelque chose à des centaines d’entrepreneurs.
Et ça, je l’ai ressenti profondément.

6. Une aventure humaine qui m’a transformé

Au final, Moovers n’a pas transformé les entrepreneurs toulousains.
Moovers m’a transformé, moi.

Le projet m’a appris :

  • l’humilité,
  • l’écoute,
  • la patience,
  • la résilience,
  • le courage d’être vulnérable,
  • la capacité de rassembler,
  • la gestion humaine,
  • la posture d’un leader,
  • et l’importance de s’entourer.

Moovers, c’est peut-être le projet le moins rentable que j’ai porté…
Mais c’est aussi le projet qui m’a apporté le plus humainement.

Et même si tout ne s’est pas passé comme prévu, je ne regrette pas une seule des rencontres qu’il m’a offertes.

17. Tous les tests, les sondages, les pivots et les décisions difficiles : le travail invisible derrière Moovers

Ce que les gens voient de Moovers, c’est :

  • une application,
  • des événements,
  • une communauté,
  • un logo,
  • un concept sympathique.

Ce qu’ils ne voient pas, c’est tout le travail invisible,
toutes les nuits blanches,
toutes les versions jetées,
toutes les heures de réflexion,
toutes les décisions prises dans le doute,
toutes les discussions,
toutes les remises en question,
toutes les analyses.

Moovers, c’était aussi — et surtout — un gigantesque laboratoire.

1. Les sondages incessants pour comprendre les besoins du marché

Au début du projet, je voulais absolument comprendre ce que voulaient les entrepreneurs.
Alors j’ai multiplié les sondages :

  • sur Instagram,
  • sur WhatsApp,
  • en privé,
  • lors des événements,
  • avec des formulaires,
  • en appel individuel.

Je posais des questions sur :

  • les outils,
  • les réseaux d’affaires,
  • les besoins du quotidien,
  • les frustrations,
  • la solitude,
  • la valeur qu’ils attendaient d’une communauté,
  • ce qu’ils seraient prêts à payer (ou pas du tout),
  • la façon dont ils consommaient les réseaux,
  • ce qu’ils détestaient.

Et j’ai appris un truc essentiel :
👉 tout le monde dit qu’il veut une communauté… mais très peu veulent vraiment s’engager.

2. Les pivots techniques : trois reconstructions majeures

J’ai dû prendre trois décisions très dures techniquement :

  • passer du low-code (Flutterflow) au code (Flutter),
  • abandonner les stores et repasser en web app,
  • refondre entièrement l’interface à chaque pivot.

Ces décisions n’étaient pas anodines.
Chaque pivot signifiait :

  • des semaines de travail pour mes développeurs,
  • des centaines d’écrans à refaire,
  • des fonctionnalités à reconstruire,
  • des bugs à corriger,
  • des choix à assumer.

Mais je l’ai fait parce que j’y croyais.
Parce que je voulais un produit propre, scalable, cohérent.

3. Les décisions stratégiques difficiles

Il n’y avait jamais de réponse évidente.
Chaque décision était un pari.

Par exemple :

  • “Est-ce qu’on garde le groupe WhatsApp ou est-ce qu’on l’arrête ?”
  • “Est-ce qu’on met les événements dans l’app ou en dehors ?”
  • “Est-ce qu’on rend les profils publics ou privés ?”
  • “Est-ce qu’on met des abonnements ou pas ?”
  • “Est-ce qu’on reste sur mobile ou on passe au web ?”
  • “Est-ce qu’on réduit les événements ou on en fait plus ?”
  • “Est-ce que je continue ou j’arrête tout ?”

Chaque fois, je devais trancher.
Souvent, seul.
Souvent dans le doute.
Souvent sans certitude.

4. Le travail marketing : pages de vente, visuels, messages…

J’ai réécrit :

  • des dizaines de pages de vente,
  • des dizaines de messages LinkedIn,
  • des scripts vidéo,
  • des carrousels,
  • des présentations,
  • des emails d’acquisition,
  • des messages de relance.

J’ai modifié :

  • les slogans,
  • le positionnement,
  • le ton,
  • les couleurs,
  • la promesse,
  • les fonctionnalités mises en avant.

J’ai cherché LA formulation qui ferait tilt.
LA phrase qui déclencherait un abonnement.
LA communication qui parlerait vraiment aux entrepreneurs.

Et je peux le dire aujourd’hui :
👉 j’ai sous-estimé à quel point ce marché était complexe à toucher.

5. Les tests d’acquisition : réseaux sociaux, prospection, emailing…

J’ai testé absolument tout ce qui était testable :

  • LinkedIn (prospections, posts, DM)
  • Facebook (groupes, messages, publications)
  • Instagram (DM, contenu, reels)
  • WhatsApp (listes de diffusion, groupes)
  • Emailing avec Lemlist
  • Scraping de contacts via Scrap.io
  • Outreach multi-canaux
  • Pub (dans une moindre mesure)
  • Vidéos teaser
  • Vidéos professionnelles avec un vidéaste

Chaque fois, j’analysais, je mesurais, je corrigeais.
Mais je revenais toujours à la même conclusion :
👉 la conversion était extrêmement basse, quel que soit le canal.

6. L’équilibre impossible : trop d’événements tuent les événements

À un moment, je faisais 10 événements par mois.
Dix.

C’était :

  • trop pour moi,
  • trop pour les entrepreneurs,
  • trop pour la communauté,
  • trop pour l’esprit Moovers.

On a fini par :
👉 réduire à 1 événement par mois.
Et c’était la bonne décision.

Mais il a fallu échouer pour le comprendre.

7. La tension constante entre vision et réalité

Je voulais :

  • une application claire,
  • une communauté soudée,
  • des événements humains,
  • un modèle rentable,
  • une équipe motivée.

La réalité, c’est que :

  • le marché était compliqué,
  • les entrepreneurs hésitaient,
  • la vision était parfois trop ambitieuse,
  • la technique évoluait trop vite,
  • la trésorerie était limitée,
  • et la charge mentale énorme.

J’ai dû apprendre à naviguer entre ce que je voulais créer…
et ce que le marché permettait réellement.

8. Mais malgré tout ça, Moovers a été un projet fondateur

Parce que sans tous ces tests, tous ces pivots, toutes ces décisions difficiles,
je n’aurais jamais :

  • compris le marché,
  • acquis autant de compétences,
  • grandi autant humainement,
  • développé des réflexes de CEO,
  • appris à décider vite,
  • appris à assumer mes choix,
  • appris à pivoté sous pression.

Ce projet m’a forgé.
Il a développé en moi des compétences qu’aucune formation ne pourra jamais apporter.
Moovers a été mon MBA émotionnel, technique et entrepreneurial, en version accélérée.

18. Les erreurs que j’ai commises — et ce que j’ai compris en les vivant

Avec le recul, Moovers a été l’un de mes plus grands professeurs. J’y ai fait des erreurs que je n’aurais jamais pu anticiper, et chacune d’elles m’a appris quelque chose d’essentiel. Ce sont des erreurs d’entrepreneur, d’humain, de créateur, mais aussi des erreurs qui forgent la maturité et la lucidité. Aujourd’hui, elles font partie de mon expérience, et elles m’ont rendu plus solide.

1. J’ai mis mon activité de consultant en pause pour me consacrer pleinement à Moovers

C’est sûrement l’erreur la plus structurante que j’ai faite. J’ai tellement cru au projet que j’ai mis de côté ce qui me faisait vivre. J’ai arrêté la prospection, mis en pause mes clients, stoppé mon activité principale. Moovers est devenu mon seul focus, alors que le projet ne générait pas assez d’argent pour soutenir une entreprise.
Ce que ça m’a appris : ne jamais abandonner son activité rentable pour un projet encore instable. Un projet doit se financer lui-même avant que tu t’y consacres pleinement.

2. J’ai surestimé le marché des solopreneurs

Je pensais que les indépendants étaient la meilleure cible du monde. Ils sont nombreux, souvent seuls, en recherche de réseau et d’opportunités. Je croyais qu’ils allaient naturellement s’abonner. La réalité est toute autre : beaucoup veulent du gratuit, changent vite d’avis, ne veulent pas investir, sont hypersensibles à la moindre friction et n’aiment pas s’engager.
Ce que ça m’a appris : un marché peut être immense… et pourtant extrêmement difficile à monétiser.

3. J’ai voulu faire trop d’événements, trop vite

À un moment, j’organisais jusqu’à dix événements entrepreneurs par mois. C’était démesuré, épuisant, difficilement soutenable, et ça diluait complètement l’énergie. Les gens ne savaient plus ce qu’était Moovers exactement. Le concept perdait sa cohérence.
Ce que ça m’a appris : quand tu veux tout faire en même temps, tu perds ta ligne directrice. La qualité doit toujours passer avant la quantité.

4. J’ai reconstruit l’application trois fois

Flutterflow, puis Flutter, puis une application web. Trois architectures différentes en moins d’un an. Chaque pivot impliquait des semaines de travail, des refontes complètes, des décisions techniques lourdes. J’ai poussé mes développeurs au maximum, et même si les choix étaient justifiés, c’était une pression énorme à porter.
Ce que ça m’a appris : trop de pivots techniques fatiguent tout le monde, y compris toi-même. Avant de lancer, il faut stabiliser la vision.

5. J’ai sous-estimé la difficulté d’expliquer un concept hybride

Moovers était une communauté, une application, un réseau humain, un outil digital, un espace d’opportunités… mais les gens ne comprenaient pas précisément ce que c’était. Certains pensaient que c’était un réseau d’affaires. D’autres une alternative à LinkedIn. D’autres une plateforme d’événements. D’autres un simple groupe WhatsApp.
Ce que ça m’a appris : si tu n’es pas capable d’expliquer ton produit en une phrase, le marché ne peut pas l’adopter.

6. J’ai cru trop longtemps que la vision suffirait

J’avais une vision belle, humaine, ambitieuse : ne plus être seul dans son parcours entrepreneurial. Rassembler. Connecter. Faire grandir ensemble. J’y croyais profondément. Mais le marché, lui, n’achète pas une vision. Le marché achète une solution concrète à un problème immédiat.
Ce que ça m’a appris : la vision inspire, mais elle ne remplace jamais un business model solide.

7. J’ai trop porté le projet seul

J’ai tout fait : l’organisation, le marketing, la prise de parole, les décisions stratégiques, la prospection, le développement de la communauté, les partenariats, la communication, les événements… C’était beaucoup trop pour une seule personne, même avec deux alternants.
Ce que ça m’a appris : un projet ambitieux ne peut pas reposer sur une seule paire d’épaules.

8. J’ai persisté trop longtemps sans revenir aux fondamentaux

Je voulais tellement faire fonctionner Moovers que j’ai continué à pousser, même quand les signaux étaient mauvais : peu d’abonnements, un marché peu rentable, une complexité énorme, une charge mentale qui montait. J’aurais dû faire une pause plus tôt, repenser le modèle avant de m’épuiser.
Ce que ça m’a appris : s’entêter peut devenir dangereux. Savoir s’arrêter est une compétence clé.

9. J’ai oublié que la simplicité gagne toujours

Moovers était devenu un projet trop complexe :
une app + une communauté + un réseau + un événementiel + un système d’offres + un système de recommandations + une messagerie + une marketplace + des promotions…
C’était trop, trop vite.
Ce que ça m’a appris : ce n’est pas en ajoutant des fonctionnalités qu’on crée un bon produit. C’est en simplifiant.

19. La plus grande leçon de Moovers : hier n’existe plus, demain n’existe pas, seule compte la présence

S’il y a une vérité que Moovers m’a forcé à regarder en face, c’est celle-ci :
👉 hier n’existe plus, demain n’existe pas.
Il n’y a que maintenant.

Avant Moovers, je vivais constamment dans la projection.
Je pensais comme beaucoup d’entrepreneurs :
« Un jour ça marchera. »
« Quand j’aurai X membres, ça ira mieux. »
« Quand l’application sera parfaite, tout changera. »
« Quand le modèle sera clair, je pourrai souffler. »
« Quand j’aurai une équipe complète, je serai enfin tranquille. »

Je vivais dans un futur imaginaire, un futur mental, un futur hypothétique.
Un futur qui devait résoudre tout ce que je ressentais aujourd’hui.

Le problème, c’est que ce futur n’arrive jamais.
Parce qu’il est construit sur de l’attente, pas sur du réel.

1. J’ai réalisé que me projeter était une fuite

À force de courir après l’étape suivante, après la version suivante, après le chiffre suivant, après la validation suivante, je ne vivais plus rien.
Je n’étais jamais vraiment là.
J’étais dans « après ».
Dans « bientôt ».
Dans « plus tard ».

Moovers m’a montré que cette manière de vivre te détruit à petit feu.
Tu t’épuises dans quelque chose qui n’existe pas encore.
Tu veux résoudre des problèmes qui n’existent pas encore.
Tu veux être prêt pour une situation qui n’existera peut-être jamais.

C’est une illusion totale.

2. Le futur est un décor mental, pas une réalité

Tu peux te projeter à deux ans.
Tu peux faire des business plans.
Tu peux construire des prévisionnels, des roadmaps, des scénarios.

Mais au fond…
👉 ce ne sont que des fictions.
Des images.
Des projections mentales.

Moovers m’a appris que je ne veux plus vivre dans le futur.
Le futur, c’est de l’angoisse, de l’attente, de la déception.
Le futur, c’est vouloir contrôler ce qui n’est pas contrôlable.

Aujourd’hui, je préfère être dans l’action présente, même petite, même simple, même imparfaite.
Je préfère être dans ce que je peux toucher, vivre, ressentir maintenant.

3. Le passé n’existe plus non plus

Pendant longtemps, j’ai vécu avec :

  • la culpabilité de mes erreurs,
  • la nostalgie des débuts,
  • la frustration des choix mal faits,
  • la fatigue accumulée,
  • l’image de ce que Moovers “aurait pu être”.

Mais tout ça n’existe plus.
Le passé est terminé.
C’est un film qui ne repasse jamais réellement.

Moovers m’a fait comprendre que rester attaché au passé,
c’est comme essayer d’attraper de la fumée.

4. Le seul endroit où la vie existe, c’est maintenant

Aujourd’hui, je veux vivre MAINTENANT.
Pas dans 6 mois.
Pas dans 2 ans.
Pas “quand mon projet sera prêt”.
Pas “quand j’aurai réussi”.
Pas “quand tout sera aligné”.

Je veux vivre aujourd’hui parce que c’est la seule réalité.
Tout le reste est mental.

Moovers m’a brûlé, mais il m’a éclairé.
Il m’a montré que je manquais le présent en courant après un futur imaginaire.
Il m’a montré que la paix se trouve dans la présence, pas dans l’anticipation.

5. Je ne veux plus vivre pour des projections

Aujourd’hui, je ne veux plus vivre pour :

  • un futur qui ne vient pas,
  • une version parfaite qui n’existera jamais,
  • une promesse qui se déplace constamment,
  • un “quand” qui te vole toute ta vie.

Je veux vivre la réalité telle qu’elle est.
Je veux ressentir, agir, choisir, exister ici et maintenant.
Je veux savourer les moments simples, les gestes concrets, les décisions présentes.

Moovers m’a appris une philosophie que je n’aurais jamais découverte autrement :
👉 la liberté commence quand tu arrêtes de vivre pour demain.

Ce n’est pas une phrase spirituelle.
C’est une conclusion vécue.
Une vérité éprouvée dans la douleur.
Une prise de conscience qui change tout.

Je préfère vivre ma vie telle qu’elle se présente,
plutôt que de courir après un avenir qui n’arrivera peut-être jamais.

Conclusion : Ce que Moovers peut t’apprendre, à toi qui lis ces lignes

Si tu arrives ici, c’est que tu t’intéresses à mon parcours, ou peut-être que tu cherches quelqu’un capable d’accompagner ton projet.
Alors je veux te dire quelque chose d’important.

Moovers n’a pas été une success-story financière.
Moovers n’a pas été une startup qui explose.
Moovers n’a pas été le “projet parfait”.

Mais Moovers m’a donné quelque chose qu’aucun succès n’aurait pu m’offrir :
👉 une compréhension profonde de l’entrepreneuriat réel.
Pas celui qu’on voit sur LinkedIn.
Pas celui qu’on fantasme dans les podcasts.
Pas celui qu’on vend dans les formations.

Le vrai.
Le terrain.
Le chaos.
Les pivots.
Les nuits blanches.
Les charges mentales.
Les erreurs.
Les déceptions.
Les relances.
Les décisions difficiles.
Les moments où tu doutes de toi.
Et ceux où tu te reconstruis.

Si tu lis cet article pour savoir qui je suis et de quoi je suis capable, alors retiens ceci :

J’ai appris à lancer vite, à recommencer, à pivoter, à recommuniquer, à reconstruire, à manager, à encaisser, à analyser, à simplifier, à corriger, à m’écouter, à arrêter, à reprendre, à décider.
J’ai appris à vivre le présent plutôt que courir après un futur imaginaire.
J’ai appris à assumer mes choix et à rester lucide, même quand ça fait mal.

Et surtout :
👉 j’ai appris que la valeur d’un entrepreneur ne se mesure pas à la réussite d’un projet, mais à la conscience et à la force qu’il développe en avançant malgré tout.

Moovers m’a formé comme aucun livre ne l’aurait fait.
Et tout ce que j’ai appris, je le mets aujourd’hui au service des personnes avec qui je travaille.

Si tu cherches quelqu’un qui comprend le terrain, les erreurs, la technique, la stratégie, le branding, la communauté, la psychologie d’un marché…
quelqu’un qui a vécu les choses, vraiment…
alors tu es au bon endroit.

Ce projet m’a transformé.
Et si tu le souhaites, je peux mettre cette transformation au service du tien.

Je te souhaite de construire avec lucidité, de décider avec courage, et de garder toujours un pied dans le présent.
C’est là que tout se joue.

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