Retour d’expérience · 2026

Comment j’ai piloté un projet
de A à Z en tant que PM

Retour d’expérience concret sur la mise en place d’un projet web et application en tant que Product Manager.

A à Z
Pilotage
Web + App
Périmètre
100%
Concret
Réponse rapide

Piloter un projet de A à Z en tant que Product Manager nécessite de structurer le travail en grandes étapes : compréhension du besoin, cadrage produit, conception, développement, lancement et itération continue. Chaque étape a ses livrables, ses risques et ses bonnes pratiques.

L’expérience sur un projet complet web + app permet d’apprendre concrètement les méthodes Product Management qu’aucun cours théorique ne peut transmettre. Cet article retrace les grandes étapes que j’ai vécues et les leçons que j’en ai tirées.

J’ai eu la chance de piloter un projet web et application de bout en bout en tant que Product Manager, de la première interview utilisateur jusqu’au lancement public. Voici le retour d’expérience concret de cette mission, étape par étape, avec les vraies difficultés rencontrées et les enseignements que j’en tire pour mes accompagnements actuels.

Créer une application n’est pas une affaire de code.
C’est une affaire de vision, de décisions, de priorisation et de pilotage.

Avec l’application Edmem, j’ai accompagné un projet de sa conception à sa mise en ligne complète, en assurant le rôle de Product Manager, aux côtés d’un développeur freelance. L’objectif était clair : transformer une idée fonctionnelle en un produit utilisable, cohérent, scalable et disponible à la fois sur le web, l’App Store et le Play Store.

Dans cet article, je vous explique concrètement comment le projet a été structuré, exécuté et livré, ce que cela implique réellement côté produit, et pourquoi la réussite d’Edmem repose avant tout sur une méthodologie produit claire, bien plus que sur la technique elle-même.

Comprendre le besoin avant d’écrire la moindre ligne de code

Avant même de parler de technologie, le travail a commencé par une phase essentielle : clarifier le problème à résoudre.

Edmem n’est pas né d’une envie de “faire une app”, mais d’un besoin précis identifié chez ses utilisateurs. Mon rôle a été de traduire ce besoin en vision produit, puis en fonctionnalités utiles, sans surcharger inutilement l’outil.

Cette phase de cadrage a permis de répondre à des questions fondamentales :
– À qui s’adresse réellement l’application ?
– Quel est le cœur de valeur du produit ?
– Quelles fonctionnalités sont indispensables au lancement ?
– Quelles idées doivent volontairement être mises de côté ?

C’est à ce moment-là que le rôle de Product Manager prend tout son sens : décider quoi construire, et surtout quoi ne pas construire.

De la vision produit à une roadmap claire et exploitable

Une fois la vision posée, j’ai structuré une roadmap produit réaliste, priorisée et orientée usage. L’objectif n’était pas d’avoir une liste exhaustive de fonctionnalités, mais un parcours cohérent, capable de guider le développement sans créer de dette inutile.

Chaque fonctionnalité a été pensée selon trois critères :
– valeur utilisateur réelle
– complexité technique
– impact sur la stabilité globale du produit

Cette approche a permis d’éviter un piège classique : vouloir trop en faire dès le départ. Edmem a été conçu comme un produit évolutif, avec un socle solide, capable d’accueillir des améliorations futures sans tout remettre en question.

Collaboration avec un développeur freelance : un cadre clair, une exécution fluide

Le projet Edmem a été développé avec un développeur freelance, et c’est un point important. Contrairement à une idée reçue, travailler avec un freelance ne signifie pas “perdre le contrôle”. À condition que les rôles soient bien définis.

Mon rôle n’était pas de coder, mais de :
– définir les priorités
– rédiger et valider les spécifications fonctionnelles
– arbitrer les choix produit
– assurer la cohérence globale
– suivre l’avancement et les délais

Le développeur, lui, se concentrait sur l’exécution technique. Cette séparation claire des responsabilités a permis une collaboration saine, efficace et orientée résultat.

C’est exactement ce que fait un Product Manager : il pilote le produit, pas le clavier.

Le choix de React Native : un levier stratégique, pas un gadget technique

Le choix technologique n’a pas été fait au hasard. Nous avons opté pour React Native, afin de permettre un développement multi-plateformes cohérent, avec une base de code partagée.

Ce choix répondait à plusieurs objectifs :
– disponibilité sur le web
– publication sur l’App Store
– publication sur le Play Store
– cohérence de l’expérience utilisateur
– maîtrise des coûts et des délais

React Native a permis de construire une application performante, maintenable et scalable, tout en assurant une expérience fluide sur mobile comme sur navigateur.

Encore une fois, la technologie n’est qu’un outil au service du produit, pas une finalité.

Web, App Store et Play Store : penser distribution dès le départ

Un point souvent sous-estimé dans les projets digitaux est la stratégie de distribution. Edmem a été pensé dès le départ pour être disponible sur plusieurs canaux, sans adaptation tardive ou bricolage.

Cela implique :
– anticiper les contraintes des stores
– respecter les guidelines Apple et Google
– gérer les spécificités web vs mobile
– tester l’expérience sur différents supports

Ce travail en amont a évité de nombreuses frictions en fin de projet. Résultat : une application disponible sur le web, l’App Store et le Play Store, sans compromis sur la qualité.

Suivi, arbitrage et décisions produit en continu

Un projet ne se déroule jamais exactement comme prévu. Bugs, ajustements, contraintes techniques, retours d’usage… tout cela fait partie du jeu.

Mon rôle a été d’assurer un pilotage constant, en arbitrant chaque décision selon une logique produit :
– est-ce utile pour l’utilisateur ?
– est-ce cohérent avec la vision initiale ?
– est-ce le bon moment pour cette fonctionnalité ?

Ce travail d’arbitrage est souvent invisible, mais il conditionne directement la réussite d’un produit. Un bon produit n’est pas celui qui a le plus de fonctionnalités, mais celui qui fait juste ce qu’il faut, au bon moment.

De la livraison à la réussite du produit

Edmem n’est pas seulement un projet “terminé”. C’est un produit livré, fonctionnel et utilisable, avec une base saine pour évoluer dans le temps.

La réussite du projet repose sur plusieurs piliers :
– une vision claire dès le départ
– une roadmap réaliste
– une collaboration fluide avec le développeur
– des choix techniques cohérents
– un pilotage produit constant

C’est exactement ce que j’apporte dans mes accompagnements : de la clarté, de la structure et de la prise de décision.

Pourquoi ce projet illustre parfaitement mon rôle de Product Manager ?

Edmem est un excellent exemple de ce qu’implique réellement le rôle de Product Manager. Il ne s’agit ni de management hiérarchique, ni de micro-gestion technique.

Il s’agit de :
– comprendre un besoin réel
– traduire ce besoin en produit
– décider quoi construire
– orchestrer l’exécution
– livrer un produit cohérent

C’est cette posture que j’assume aujourd’hui dans mes projets : celle d’un pilote produit, capable de faire le lien entre vision business, usage utilisateur et exécution technique.

EDMEM, c’est quoi ?

EDMEM est un compagnon mémoire conçu pour vous aider à arrêter de perdre vos notes, idées et tâches au quotidien. L’application vous permet de capturer en quelques secondes ce qui vous passe par la tête (notes, to-dos, mémos), de l’organiser automatiquement, puis de vous le restituer au bon moment, quand vous en avez vraiment besoin.

Concrètement, EDMEM centralise vos notes textuelles et audio dans un espace clair. Vous pouvez saisir une note rapidement ou enregistrer un mémo vocal, puis laisser EDMEM transcrire, classer et structurer automatiquement vos contenus. Ensuite, vous retrouvez l’information par projet, par tag ou via la recherche, sans scroller ni vous éparpiller entre plusieurs applications.

L’accueil d’EDMEM a été pensé comme une “mémoire en un coup d’œil” : vous visualisez vos notes et tâches récentes immédiatement, vous reprenez là où vous vous étiez arrêté, et vous pouvez soit créer une nouvelle capture (texte ou audio), soit poser une question à l’IA sur vos propres contenus, depuis un seul écran.

L’ambition est simple : vous faire gagner en clarté, en focus et en sérénité en sortant du réflexe “tout garder dans la tête”.

Conclusion : un produit réussi est avant tout un produit bien piloté

Le projet Edmem démontre une chose essentielle : la réussite d’une application ne dépend pas uniquement du développement, mais de la qualité du pilotage en amont et tout au long du projet.

Être Product Manager, c’est accepter de trancher, de simplifier, de prioriser et parfois de dire non. C’est ce travail invisible qui permet, à la fin, de livrer un produit solide, cohérent et durable.

Edmem n’est pas un “projet tech”.
C’est un produit pensé, structuré et exécuté avec méthode.

Et c’est exactement ce que je fais au quotidien.

FAQ – Pilotage de projet digital & Product Management

Est-ce que vous développez vous-même les applications ?

Non.
Mon rôle n’est pas d’écrire du code, mais de piloter le produit. J’interviens comme Product Manager : je définis la vision, les priorités, les fonctionnalités utiles et j’oriente les décisions. Le développement est assuré par des développeurs (freelances ou équipes) que je coordonne et cadre.

C’est précisément ce qui permet d’éviter les projets techniquement réussis… mais inutilisables.


À quoi servez-vous concrètement dans un projet d’application ?

J’interviens là où beaucoup de projets échouent : avant, pendant et entre les décisions.

Concrètement, je vous aide à :

  • clarifier le besoin utilisateur réel
  • décider quoi construire (et quoi ne pas construire)
  • structurer une roadmap produit cohérente
  • traduire les idées en spécifications compréhensibles
  • arbitrer les priorités business et techniques
  • sécuriser la livraison du produit

Mon rôle est de faire le lien entre vision, usage et exécution.


Est-ce utile si j’ai déjà un développeur ?

Oui, et c’est même souvent le cas le plus pertinent.

Un développeur exécute.
Un Product Manager décide, structure et priorise.

Sans pilotage produit, un développeur peut très bien livrer quelque chose de fonctionnel… mais qui ne répond pas réellement au besoin, ou qui devient ingérable dans le temps. J’apporte le cadre qui permet au développeur de travailler efficacement, sans flou ni allers-retours inutiles.


Est-ce que vous intervenez plutôt en amont ou en cours de projet ?

Les deux.

J’interviens :

  • en amont pour cadrer une idée, éviter les erreurs structurantes et lancer le projet sur de bonnes bases
  • en cours de projet pour reprendre le contrôle, clarifier les priorités, débloquer une situation ou recentrer le produit

Plus l’intervention est tôt, plus elle évite des pertes de temps, d’argent et d’énergie.


Est-ce que vous travaillez uniquement sur des applications mobiles ?

Non.

J’interviens sur :

  • des applications web
  • des applications mobile (iOS / Android)
  • des projets multi-plateformes (web + stores)
  • des outils internes
  • des produits SaaS en structuration

Le point commun n’est pas la techno, mais la nécessité d’un pilotage produit clair.


Comment prenez-vous en compte l’expérience utilisateur (UX) ?

L’UX n’est pas une couche esthétique ajoutée à la fin.
Elle est intégrée dès les premières décisions.

Chaque fonctionnalité est questionnée selon :

  • son utilité réelle pour l’utilisateur
  • sa simplicité d’usage
  • son impact sur le parcours global
  • sa cohérence avec la vision du produit

Un bon produit est un produit que l’utilisateur comprend sans notice.


Est-ce que vous imposez une méthode ou des outils ?

Non.

Je ne vends pas une méthode figée, mais une capacité de décision.
Les outils (roadmap, specs, backlog, tickets) sont au service du projet, pas l’inverse.

Je m’adapte :

  • à votre maturité
  • à votre équipe
  • à votre contexte business
  • à votre rythme

L’objectif n’est pas de “faire du process”, mais de faire avancer le produit.


Est-ce que vous travaillez avec React Native ?

Oui, lorsque c’est pertinent.

React Native est un excellent choix pour des projets web + App Store + Play Store, mais ce n’est jamais un automatisme. La technologie est toujours un moyen, jamais une finalité.

Mon rôle est de vous aider à choisir une solution cohérente avec vos objectifs, pas à suivre une mode.


Comment savoir si mon projet a vraiment besoin d’un Product Manager ?

Posez-vous une question simple :
👉 Est-ce que les décisions sont claires aujourd’hui ?

Si vous hésitez sur :

  • les priorités
  • le périmètre du produit
  • l’ordre des fonctionnalités
  • la vision à moyen terme
  • la cohérence globale

Alors le projet a besoin de pilotage, pas de développement supplémentaire.


Est-ce que vous travaillez plutôt avec des startups ou des indépendants ?

Je travaille avec des fondateurs, dirigeants, porteurs de projet ou équipes déjà engagées, qui ont compris qu’un produit se pilote.

Pas de profils “idée floue + budget flou + urgence permanente”.
J’interviens quand il y a une vraie volonté de structurer et d’avancer proprement.


En quoi votre approche est différente d’une agence ?

Une agence exécute une demande.
Moi, je vous aide à prendre les bonnes décisions avant d’exécuter.

Je ne suis ni une agence, ni un coach, ni un chef de projet classique.
Je suis là pour être votre deuxième cerveau stratégique sur le produit.


Quel est le principal bénéfice pour mes utilisateurs finaux ?

Un produit plus simple.
Plus cohérent.
Plus utile.

Quand le produit est bien pensé en amont, l’utilisateur le ressent immédiatement : moins de friction, moins de confusion, plus de valeur perçue.

Et c’est exactement ce qui fait la différence entre une application utilisée… et une application abandonnée.

Lucas Fonseque, consultant SEO et IA Toulouse
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Questions fréquentes sur le pilotage projet en tant que PM

Quelles sont les premières étapes pour piloter un projet en tant que PM ?+

La première chose que je fais sur tout nouveau projet, c’est comprendre en profondeur le besoin avant d’écrire la moindre spec. Interviews avec les fondateurs, analyse du marché, étude de la concurrence, premiers échanges avec des utilisateurs cibles potentiels. Cette phase de discovery dure typiquement 2-4 semaines et conditionne toute la suite du projet.

L’erreur classique c’est de sauter cette phase pour aller directement au cadrage technique. Les projets qui démarrent par les specs sans avoir validé le besoin sont ceux qui pivotent 6 mois plus tard ou qui se rendent compte que la fonctionnalité construite n’a pas de marché. Investir du temps en amont fait gagner massivement du temps et de l’argent en aval sur la durée totale du projet.

Comment cadrer un MVP en tant que PM ?+

Le cadrage MVP repose sur trois questions clés : quelle est la fonctionnalité centrale qui résout le problème utilisateur ? Quel est le minimum nécessaire pour que ça fonctionne en conditions réelles ? Qu’est-ce qu’on peut absolument couper pour gagner 4 semaines de développement sans perdre la valeur principale du produit ?

Concrètement, je liste avec l’équipe toutes les fonctionnalités envisagées, puis on les classe en « must have », « should have », « nice to have ». Le MVP ne contient que les must have. Cette discipline difficile au démarrage évite les dérapages massifs en cours de projet et garantit qu’on apprend vite avec des utilisateurs réels avant d’investir dans des fonctionnalités secondaires non validées.

Comment travailler avec les développeurs en tant que PM ?+

Trois pratiques que j’applique systématiquement : transparence totale sur les priorités et le pourquoi des décisions produit, implication des développeurs dans le discovery dès l’amont (pas seulement sur le delivery), et respect mutuel des expertises de chacun. Un PM qui dicte la solution technique se met automatiquement les devs à dos.

Le rituel qui change tout, c’est le « product-engineering sync » hebdomadaire où PM, Tech Lead et designer alignent la vision et les contraintes ensemble. Ça évite que le PM arrive avec des specs déconnectées de la réalité technique, et que les devs construisent dans le vide sans comprendre la valeur qu’ils créent pour les utilisateurs réels du produit en construction.

Comment gérer les retours utilisateurs pendant un projet ?+

Les retours utilisateurs sont une mine d’or, mais ils peuvent aussi paralyser le projet si on les traite mal. Ma méthode : centraliser tous les retours dans un outil unique (souvent Notion ou Linear), les classer par thématique et par fréquence, puis discuter chaque mois en équipe quels patterns émergent et méritent une action immédiate ou différée à plus tard.

L’erreur c’est de traiter chaque retour individuellement comme une demande à satisfaire. Beaucoup de retours sont contradictoires entre utilisateurs, ou portent sur des cas marginaux. Le rôle du PM c’est d’identifier les vrais signaux dans le bruit et d’arbitrer en gardant la vision produit cohérente, sans céder à la tentation du « feature factory » qui plombe les projets sur le moyen terme.

Quelles métriques suivre en tant que PM ?+

Trois familles de métriques à suivre en parallèle : les métriques d’usage (utilisateurs actifs, rétention à 7/14/30 jours, fonctionnalités les plus utilisées), les métriques business (revenu, churn, panier moyen, conversion), et les métriques de satisfaction (NPS, CSAT, retours qualitatifs structurés et exploités).

Le piège classique c’est de regarder uniquement les métriques d’usage en oubliant le business. Tu peux avoir un produit avec 100 000 utilisateurs actifs et 0 € de revenu si tu ne traques pas la conversion. À l’inverse, ne suivre que le revenu sans regarder l’usage te laisse aveugle aux problèmes UX qui finiront par tuer ta croissance commerciale dans les mois suivants.

Comment prioriser les fonctionnalités à développer ?+

Ma méthode préférée c’est le scoring RICE : Reach (combien d’utilisateurs touchés), Impact (quel effet sur l’objectif business), Confidence (à quel point on est sûr de l’estimation), Effort (combien de jours-homme). Le score = (R × I × C) / E, et les features avec le score le plus élevé passent en priorité dans la roadmap.

Cette méthode n’est pas magique mais elle force à objectiver les décisions et à éviter les arbitrages au feeling ou à la voix la plus forte dans la réunion. Bien sûr, certains arbitrages dépendent de la stratégie globale et ne se résument pas à un score, mais le RICE donne un point de départ solide pour discuter avec les stakeholders en alignement avec les enjeux business.

Comment gérer les attentes des stakeholders ?+

La transparence est la meilleure protection contre les attentes désalignées. Je mets en place dès le démarrage des points de synchronisation réguliers (généralement bi-mensuels) avec tous les stakeholders clés : fondateurs, sponsors, équipe commerciale, support client. Chaque point couvre les avancées, les blocages, les arbitrages à venir et les décisions attendues.

Le piège c’est de ne communiquer que les bonnes nouvelles ou de masquer les difficultés. Les stakeholders détestent les mauvaises surprises plus qu’ils ne détestent les difficultés gérées de façon transparente. Annoncer un retard ou un pivot rapidement permet de l’ajuster collectivement, alors qu’attendre crée une perte de confiance qui prend des mois à reconstruire ensuite.

Comment équilibrer roadmap et urgences quotidiennes ?+

L’équilibre est délicat. Sur mes projets, j’applique la règle 70/20/10 : 70 % de la capacité équipe sur la roadmap planifiée, 20 % sur les bugs et urgences, 10 % sur l’exploration et l’innovation libre. Cette répartition permet d’avancer sur la stratégie tout en restant réactif aux besoins quotidiens du business et des utilisateurs.

Les semaines où les urgences explosent et grignotent toute la capacité, je documente précisément combien de jours ont été consommés et pourquoi. Cette donnée permet ensuite d’identifier les sources structurelles de chaos (bug récurrent, support sous-dimensionné) et d’investir pour les éliminer durablement plutôt que de subir éternellement la même répétition de feux à éteindre semaine après semaine.

Quels outils utiliser en tant que PM ?+

Mon stack PM en 2026 : Notion ou Confluence pour la documentation produit et les specs, Linear ou Jira pour le suivi du delivery, Figma pour le design et les prototypes, Miro pour les ateliers de discovery, Mixpanel ou Amplitude pour les analytics produit, et un outil de feedback utilisateur centralisé type Productboard ou Canny.

L’important n’est pas tant l’outil que la discipline d’utilisation. Un Notion bien tenu vaut mieux qu’un Productboard sous-utilisé. Je conseille toujours de commencer simple (Notion + Linear) et d’ajouter des outils spécialisés seulement quand le besoin devient vraiment évident avec l’échelle de l’équipe et la complexité croissante des sujets traités au quotidien.

Quelles leçons retenir d’un premier projet PM en autonomie ?+

Trois leçons majeures que je retiens : la discovery ne s’arrête jamais (même après le lancement, il faut continuer à parler aux utilisateurs régulièrement), les meilleures features ne sont pas toujours celles qu’on imagine (le terrain réserve toujours des surprises), et la communication avec les stakeholders est aussi importante que la qualité du produit construit lui-même.

La quatrième leçon la plus dure à apprendre c’est de couper sans regret. Tuer une feature qu’on a passé du temps à concevoir parce que les utilisateurs ne l’utilisent pas, c’est psychologiquement difficile. Mais c’est ce qui sépare les bons PM des autres : la capacité à reconnaître ses erreurs et à pivoter vite quand les données pointent vers une autre direction que celle initialement prévue.

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